Publicité
La bourse ferme dans 2 h 5 min
  • CAC 40

    8 120,08
    -75,88 (-0,93 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    5 038,79
    -35,55 (-0,70 %)
     
  • Dow Jones

    39 806,77
    -196,82 (-0,49 %)
     
  • EUR/USD

    1,0864
    +0,0002 (+0,02 %)
     
  • Gold future

    2 432,40
    -6,10 (-0,25 %)
     
  • Bitcoin EUR

    65 350,79
    +3 599,80 (+5,83 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 540,33
    +51,79 (+3,48 %)
     
  • Pétrole WTI

    78,70
    -1,10 (-1,38 %)
     
  • DAX

    18 694,91
    -74,05 (-0,39 %)
     
  • FTSE 100

    8 394,96
    -29,24 (-0,35 %)
     
  • Nasdaq

    16 794,88
    +108,91 (+0,65 %)
     
  • S&P 500

    5 308,13
    +4,86 (+0,09 %)
     
  • Nikkei 225

    38 946,93
    -122,75 (-0,31 %)
     
  • HANG SENG

    19 220,62
    -415,60 (-2,12 %)
     
  • GBP/USD

    1,2713
    +0,0007 (+0,05 %)
     

Beyond Growth 2023 : la décroissance est-elle la seule option pour sauver la planète ?

La conférence "Beyond Growth 2023" est une initiative de 20 députés européens, soutenue par la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola.

L'événement, qui s'est tenu les 15, 16 et 17 mai, visait à discuter et à co-créer des politiques pour une prospérité durable en Europe, sur la base d'une approche systémique et transformatrice de la durabilité économique, sociale et environnementale et de son cadre de gouvernance englobant.

Euronews a organisé un débat avec quatre des participant : Marie Toussaint, eurodéputée française et vice-présidente du groupe des Verts/ALE, Timothée Parrique, chercheur en sciences sociales et écrivain français, Anuna De Wever, activiste climatique belge - le visage du mouvement Friday for Futures en Belgique et Ludovic Voet, secrétaire confédéral de la Confédération européenne des syndicats.

Marie Toussaint :
"Il y a le changement climatique, la destruction de la biodiversité, les substances toxiques, le problème de l'eau. Nous devons vraiment agir. Qu'est-ce qui a alimenté cela ? C'est la course aux profits, ce dogme de la croissance qui est censé apporter tout le bonheur du monde. Or, tout le monde court après la croissance. Qu'il s'agisse d'entreprises privées qui veulent faire des profits et qui ont besoin de cette croissance, ou de dirigeants politiques qui prétendent également que cette croissance va résoudre tous les problèmes que nous avons. Nous voyons bien que cela ne fonctionne pas, que nous sommes en train de mettre en danger la survie de l'humanité et de nombreuses autres espèces et nous ne résolvons pas le problème de l'inégalité sociale."

PUBLICITÉ

Ludovic Voet :
"Dans l'histoire, le rôle des syndicats a toujours été de fixer les limites humaines, de définir les droits des travailleurs et de veiller à ce qu'ils soient toujours respectés. Je pense qu'aujourd'hui, nous avons également pour rôle de fixer les limites de la planète et de ne pas opposer la planète et les limites humaines. C'est ce que nous appelons la "transition juste" dans le mouvement syndical. Nous devons planifier une transition qui soit acceptable pour les travailleurs, afin qu'ils aient des emplois de qualité, qu'ils bénéficient d'une protection sociale. Et bien sûr, cela va à l'encontre de la logique du profit rapide. C'est ce que nous devons changer dans la société."

Anuna De Wever :
"Je pense qu'il y a une grande différence entre les générations. Beaucoup de jeunes comme moi - j'ai 21 ans - ne sont pas vraiment obsédés par la croissance. Nous examinons ce concept avec des spécialistes des sciences exactes et des sciences sociales. Nous voyons qu'elle a fait beaucoup plus de mal que de bien. La croissance est donc quelque chose que nous combattons activement. Nous sommes obsédés par le bien-être et par l'égalité. Si nous voulons vivre dans une société et dans un monde où l'égalité est une priorité, je pense que la décroissance en est un élément fondamental."

Timothée Parrique :
"Pendant quelques décennies, nous avons cru que nous pouvions continuer à croître tout en polluant moins, ce que nous appelons la "croissance verte".Nous sommes obsédés par le PIB, un indicateur vieux de 100 ans, complètement déconnecté du bien-être dans les pays à revenu élevé. Mais nous sommes également confrontés à la non-durabilité de la poursuite de la croissance. La décroissance est donc un plan B. Nous avons essayé la croissance verte. Cela ne va pas marcher maintenant. Je pense que le dernier rapport du GIEC devrait le reconnaître comme un fait. Nous devons donc organiser une réduction démocratiquement planifiée de la production et de la consommation dans les pays à revenu élevé, et l'organiser de manière équitable."