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Bertrand Badré: "Le profit est impératif mais ne peut pas être une fin en soi"

·2 min de lecture

INTERVIEW - Ancien directeur général financier de la Banque Mondiale, Bertrand Badré a fondé Blue like an Orange Sustainable Capital, un fonds d’investissement durable. Il livre sa vision sur le besoin de lier le destin de la finance à celui de la justice sociale.

Thinkers & Doers - Le 18 mars dernier, lors d'une conférence organisée par l'École du management et de l'innovation de Sciences Po Paris, vous avez employé à plusieurs reprises le mot "révolution", suivi de termes comme "rupture", ou "changement radical". Vous montez d’un ton... Pourquoi?

Bertrand Badré - Pour sortir moi-même de ma zone de confort. J’ai toujours cru aux changements progressifs et incrémentaux. Je suis plutôt réformiste. Le sentiment d’urgence que je ressens depuis plusieurs années, alors que nous ne sommes pas à la hauteur des et que cela a été davantage souligné par la pandémie, me pousse à le faire. Je me retrouve dans ce que disait Theodore Roosevelt, à qui l’on reprochait au début du XXème siècle d’aller trop vite dans ses réformes et qui répondait: "je ne préconise rien de révolutionnaire. Je préconise des actions pour empêcher une révolution".

Vous êtes le dirigeant-fondateur du fonds d’investissement durable Blue like an Orange Sustainable Capital dont l’objectif est de "réconcilier profit et bien commun". Est-ce vraiment possible?

La finance est un outil exceptionnel que nous pouvons utiliser comme tel, un "excrément du diable mais engrais extraordinaire" disait Sainte Thérèse d’Avila. Selon l’adage, c’est à la main de contrôler l’outil et non l’inverse. C’est donc à nous de nous fixer les bons objectifs et de choisir la bonne direction. Prenons l'outil en main.

De quels outils disposons nous aujourd’hui pour renverser ce système qui a fait du profit "une fin en soi", alors que le système devrait être un moyen en vue de répondre aux besoins de la planète? Que manque-t-il pour passer à l’action?

Il faut revoir notre système opérationnel, c’est-à-dire le cœur du programme et ce qui a été construit autour. Le profit ne peut plus être une fin en soi. Il est d’abord un impératif. Il faut être profitable sinon on ne dure pas. Le profit est ensuite un résultat, calculé selon des normes. Et ces normes sont le résultat de notre vision du monde. L[...]

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