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Bercy range le « gouvernement rationnel » au chapitre historique

·1 min de lecture

La rigueur budgétaire est dépassée.

Nouveau plan de relance en chantier, lois de finances rectificatives en rafale, mise sous cocon des critères budgétaires par Bruxelles. L'enivrement du "quoi qu'il en coûte" et la valse des milliards d'argent public vont être compliqués à arrêter. Le temps paraît très loin où la rigueur budgétaire était si respectée que la France avait intégré dans l'article 34 de sa Constitution le principe des lois de programmation des finances publiques, appelé à définir "les orientations pluriannuelles des finances publiques" dans "un objectif d'équilibre des comptes des administrations publiques".

Sens de l'humour ou simple hasard, les services de Bercy ont profité du confinement pour éditer un pavé savant de 700 pages racontant la montée en puissance de cette culture budgétaire.

Adapté aux week-ends très pluvieux, il est titré Le Moment RCB ou le rêve d'un gouvernement rationnel, 1962-1978 (éd. IGPDE). Avis aux néophytes: RCB veut dire "rationalisation des choix budgétaires", un ensemble de réformes mises en place de 1962 à 1978, peu ou prou les années Valéry Giscard d'Estaing. Les bureaux de la rue de Rivoli, puis ceux des autres ministères, s'équipaient alors d'ordinateurs, de process et de tableaux de bord objectifs permettant de faire triompher la rationalité et la vérité budgétaire. Un ancien monde.

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