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Benoit Payan, le maire de Marseille qui doit relever une ville au bord de la faillite

·2 min de lecture

En décembre dernier, ce militant socialiste de toujours remplaçait la maire écolo démissionnaire de la cité phocéenne. Son défi ? Relever une ville au bord de la faillite. Son credo ? Faire table rase du passé.

Mercredi 3 février à Marseille, à l’heure du couvre-feu : la nuit est tombée, les dernières ombres désertent les rues, pressées par le mistral glacé plus que par les contraintes sanitaires. La ville est maussade, et ce que va annoncer le nouveau maire Benoît Payan à ses administrés n’est pas de nature à leur remonter le moral. Il leur a donné rendez-vous sur Facebook pour présenter le résultat de l’audit financier commandé au cabinet Deloitte l’été dernier : 1,5 milliard d’euros de dettes pour un budget annuel de 1,5 milliard. Et non seulement les caisses sont vides, mais les écoles sont en piteux état, comme les piscines, les bibliothèques… Où est passé l’argent ?

Petit-fils d’immigrés italiens

Des centaines d’internautes suivent l’exposé. Les parents d’élèves en profitent pour présenter leurs doléances : les "tatas", comme on appelle les cantinières ici, sont encore en grève. Benoît Payan raconte comment il veut alléger les pro­tocoles sanitaires. Dénonce ces 200 000 euros facturés à la ville pour rajouter une madeleine en dessert… Puis réembraye sur les finances, dette brute, dette nette, épargne négative. Après trente-trois ans de clientélisme à la Defferre et vingt-cinq ans de dérive façon Gaudin, il veut faire table rase du passé. "Nous, les Marseillais, nous som­mes des gens résilients. Un jour, nous avons été menés 4 à 0 à la mi-temps, et on a gagné 5 à 4." Tout le monde sait de quel match il parle : c’était contre Montpellier, en 1998.

Benoît Payan est l’un des leurs, incontestablement. Comme tout le monde ici, il vient un peu d’ailleurs : "L’histoire de Marseille, c’est aussi mon histoire, celle de pauvres immigrés italiens, des “babis” [crapauds, en provençal] arrivés à pied des Alpes italiennes, des Ritals débarqués en bateau de Naples, sans autre bagage que leur soif de vivre. Ils pensaient aller jusqu’en Amérique, mais c’est ici, à Marseille, qu’ils ont refait leur vie", a-t-il raconté dans son discours d’inves­titure, le 21 décembre dernier, au momen[...]

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