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Benjamin Brière et Bernard Phelan, les deux Français libérés par l'Iran, sont arrivés en France

Handout, - © 2019 AFP

Affaiblis et malades, le Français Benjamin Brière et le Franco-irlandais Bernard Phelan, détenus dans une prison en Iran, ont été libérés ce vendredi. Ils ont atterri près de Paris dans la soirée.

Le Français Benjamin Brière et le Franco-irlandais Bernard Phelan, détenus dans une prison en Iran, et libérés ce vendredi, ont atterri dans la soirée à l'aéroport du Bourget, près de Paris.

Benjamin Brière, 37 ans, très diminué par une grève de la faim, avait été arrêté en mai 2020, accusé d'espionnage. Bernard Phelan, 64 ans, consultant en tourisme, également malade, avait été arrêté le 3 octobre 2022 pour atteinte à la sécurité nationale.

Prise en charge médicale

Les deux hommes, qui ont toujours clamé leur innocence, ont été libérés "de bonne foi et dans une action humanitaire", selon un communiqué du ministère iranien des Affaires étrangères, évoquant des "sollicitations de la partie française à différents niveaux et après des négociations".

Ils ont bénéficié d'une "prise en charge médicale dès leur sortie de prison", a précisé la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna.

"Il était temps que cette libération intervienne avant qu'une catastrophe ne survienne", a confié à l'AFP Me Philippe Valent, l'avocat de Benjamin Brière, évoquant "un vrai risque vital".

"On évite un drame. Je n'ai pas de mots pour décrire la joie ressentie", a réagi sa soeur Blandine Brière auprès de l'AFP.

La soeur de Bernard Phelan, Caroline Massé-Phelan, avait récemment souligné que son frère commençait à perdre la vue et marchait difficilement.

"Nous ne pouvons pas vous dire à quel point nous sommes soulagés", a-t-elle déclaré dans un communiqué adressé à l'AFP, précisant qu'il avait désormais besoin de "se reconstruire" et n'accepterait "pas de demandes d'interviews pour le moment".

Le Falcon 900 de la compagnie Airlec, spécialiste des transports aéromédicaux, capable de transporter des passagers sur civière qui avait décollé de Mashhad (nord-est de l'Iran) s'est posé à l'aéroport de Paris-Le Bourget à 19h30 heure locale.

Quatre Français encore détenus en Iran

"Merci à tous ceux qui ont oeuvré à cette issue", a tweeté le président français Emmanuel Macron.

"Nous allons continuer à travailler en Européens à la libération de nos ressortissants, ils sont encore quatre, et de tous les ressortissants européens, trop nombreux hélas, détenus sans raisons en Iran", a assuré Catherine Colonna au cours d'un point de presse avec son homologue irlandais Micheal Martin en marge d'une réunion ministérielle européenne à Stockholm.

Les cas qui préoccupent sont ceux de Cécile Kohler et de Jacques Paris, arrêtés le 7 mai 2022, "lors d'un séjour touristique" selon leurs proches, et d'un consultant de 35 ans, Louis Arnaud, arrêté le 28 septembre à Téhéran, lui aussi allé en Iran en touriste. Un autre Français est également détenu mais son identité n'a jamais été rendue publique.

La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, arrêtée en 2019 puis condamnée à cinq ans de prison pour atteinte à la sécurité nationale, a, quant à elle, été libérée le 10 février mais ne peut quitter l'Iran.

Depuis des mois, la France dénonce ces détentions arbitraires, parlant d'"otages d'État". D'autres pays européens et des défenseurs des droits humains accusent Téhéran de détenir des dizaines d'étrangers dans une stratégie de chantage.

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Mansour Bahrami : "Les Iraniens arrivent à une situation où il vaut mieux mourir que vivre. Ils se sacrifient pour ceux qui restent"