Belvédère : l'administrateur judiciaire a reçu 12 offres de reprise

Dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire de Belvédère SA ouverte le 20 mars 2012 par le Tribunal de Commerce de Dijon, Maître Frédéric Abitbol, en sa qualité d'Administrateur judiciaire avait fixé, au 14 décembre 2012 la date limite pour la remise d'offres de reprise des fonds de commerce et actifs du groupe. A cette date, il a été saisi d'une douzaine de projets dont 3 portent sur le périmètre 'Vodka', et 3 autres sur le périmètre 'Marie Brizard'. Les autres projets reçus portent sur des périmètres plus limités.

La société précise cependant que le montant du produit des cessions, calculé sur la base des offres reçues dans leur état actuel, ne permettrait pas de rembourser en numéraire l'intégralité des montants dus aux créanciers par Belvédère. Ces offres nécessitent par ailleurs des précisions, notamment quant à la levée des conditions qu'elles portent. Belvédère ainsi que les organes de la procédure vont se rapprocher des candidats afin d'obtenir les précisions nécessaires, lever les conditions suspensives et le cas échéant, obtenir une amélioration de leurs offres.

Au-delà du processus en cours, la procédure de redressement judiciaire prévoit le cas échéant la réception d'offres de reprise jusque 48 heures avant la date d'audience du Tribunal de commerce devant statuer sur l'arrêté du plan de redressement, qui pour Belvédère aura lieu au plus tard le 20 mars 2013 devant le Tribunal de commerce de Dijon.

A ce stade, Belvédère ainsi que les organes de la procédure ne peuvent indiquer quel serait le scénario mis en oeuvre.

Rappelons que les propositions d'apurement du passif ont été approuvées par les différents comités de créanciers et l'Assemblée unique des obligataires les 18 et 19 septembre 2012, prévoient deux scénarios alternatifs : un scénario de vente des actifs et d'utilisation du produit de cession pour remboursement ; un scénario de conversion de 100% de la Créance FRN en capital si le niveau de prix obtenu dans le cadre des offres pour les actifs cessibles ne permet pas d'envisager la mise en place du scénario de cession.