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En Belgique, Vincent Van Quickenborne au cœur du « pipigate » : ce que l’on sait de cette affaire autour du ministre de la Justice

Le ministre de la justice belge, Vincent Van Quickenborne, trempe dans un scandale nommé le « pipigate » depuis sa fête d’anniversaire.
NICOLAS MAETERLINCK / AFP

BELGIQUE - Une affaire qui fait la Une des médias belges et qui met à mal un membre du gouvernement. Les faits ne cessent de s’accumuler depuis la fête d’anniversaire du ministre de la justice belge, Vincent Van Quickenborne, lors de laquelle des invités ont détérioré un véhicule de police. Le ministre s’est expliqué à propos de ce scandale, ce jeudi 7 septembre, devant la commission de la justice de la Chambre des représentants.

Que lui est-il reproché ? Le 14 août, lors d’une fête bien arrosée pour ses 50 ans dans sa maison située à Courtrai au nord de la Belgique, le ministre était placé sous protection policière. Vincent Van Quickenborne en a l’habitude depuis un an, cette mesure a été mise en place après qu’il a été visé par des menaces de mort et une tentative de kidnapping.

Problème : ses invités, complètement éméchés, ont uriné à plusieurs reprises sur le le fourgon de police vide, garé devant la villa. Le tout a été filmé par une caméra de vidéosurveillance installée par la police, dont certaines images sèment le doute sur la participation du ministre au scandale.

Le récit de la soirée, heure par heure

Pour célébrer son passage à la cinquantaine, le ministre avait invité famille et amis ainsi que plusieurs personnalités politiques. Le Premier Ministre belge, Alexander De Croo, était notamment présent, indique le quotidien belge La Libre.

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Les faits concernant le combi de police s’échelonnent tout le long de la soirée. Les festivités commencent à 20 h 39. La caméra de surveillance installée dans la rue par la police a enregistré trois hommes, sortant de la villa et se dirigeant vers le combi. Ces derniers se mettent à uriner sur le véhicule, puis deux d’entre eux en ouvrent les portes qui n’étaient apparemment pas verrouillées et prennent place l’intérieur. Leur acolyte les prend en photo, complètement hilares de la situation.

Un peu plus tard, il est 22 h 05 quand un des trois hommes revient sur les lieux pour se soulager une seconde fois contre le combi. Appréciant l’endroit, il y retourne à minuit, accompagné de cinq autres invités et recommence. Des coups de pied sont donnés contre le pare-chocs du fourgon et les portières sont à nouveau ouvertes.

Fin de soirée, aux alentours de 4 heures du matin, le ministre de la Justice apparaît sur les images de vidéosurveillance. Il accompagne l’un de ses invités à l’extérieur. La chaîne de télévision flamande VRT, qui a pu avoir accès à ces images, assure qu’on y voit Van Quickenborne se rapprocher du fourgon puis se pencher en arrière pour faire semblant d’uriner. Il saisit ensuite son téléphone en riant, puis il traverse la rue pour ouvrir et refermer la portière du combi.

Van Quickenborne dément les faits et livre ses propres images

L’affaire a suscité de vives réactions de la part de la police belge. Le syndicat SLFP-Police a notamment déclaré auprès de RTL Belgique que « la confiance entre le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne et la police est sans doute irrémédiablement rompue ».

« C’est un comportement indigne de la part la personne qu’il est dans le cadre de sa fonction » , a réagi Vincent Gilles, le président de SLFP-Police, estimant que le ministre « ne fait que cracher au visage de tout le métier de policier ». Les syndicats de police belges avaient déjà réclamé la démission de Van Quickenborne dans le cadre de précédentes affaires, souligne la RTBF.

La version des faits avancée par Van Quickenborne est bien différente. S’il condamne les incivilités de ses invités et s’en excuse auprès de la police, il assure ne pas y avoir pris part. « L’interprétation des images est suggestive et ne prouve pas du tout que j’étais au courant de ce qui s’était passé », a-t-il d’abord réagi dans un communiqué. « Je n’étais pas au courant, c’est la seule vérité ».

Pour le prouver, il a lui même révélé ses propres images de surveillance. « Je fais un mouvement, donc on peut se demander “qu’est-ce qu’il faisait ? ” » admet-il auprès de RTL Belgique en commentant les images. « Est-ce que ça démontre que j’étais au courant de ce qu’il s’était passé les heures juste avant ? Selon moi non, je ne savais pas », se défend-il.

Concernant la crise de rire devant son téléphone, le libéral flamand assure avoir pris un selfie avec son convive et s’être amusé de la situation, en fin de soirée. Le cabinet du ministre a de son côté indiqué que « de nombreuses heures se sont écoulées entre le dernier incident et les images montrant le ministre. Le ministre confirme qu’il a ouvert la porte du combi pour la verrouiller correctement. »

« Je les ai appelés et je les ai insultés »

Lors d’une audition extraordinaire devant les députés de la commission Justice ce jeudi 7 septembre, Vincent Van Quickenborne a déclaré : « Je voudrais m’excuser auprès de tous les agents de police du pays (...) Je comprends tout à fait que cela les ait indignés. C’est absolument inadmissible ».

Il a assuré avoir fait avancer l’enquête en livrant les noms des suspects qui ont désormais été identifiés et auditionnés. « Je les ai appelés et je les ai insultés », a-t-il soutenu. Il a aussi affirmé que son dernier invité, un de ses meilleurs amis, n’avait « rien à voir avec les incidents » qui ont marqué la fête de ses 50 ans.

Van Quickenborne a assuré ne pas se souvenir de la signification de ce geste et qu’on ne pouvait en déduire aucun lien avec les agissements des trois suspects. « Je joue de la guitare sèche, c’est peut-être un mouvement de guitare ».

Une enquête a été ouverte pour « outrage » le 23 août, suite à une plainte de la police. Le parquet indique qu’elle doit permettre d’identifier les personnes filmées par les caméras de surveillance et la nature de leurs actions, devant la commission de la justice de la Chambre des représentants.

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