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Beauvau de la sécurité: ce que cache le manque de moyens de la police

·2 min de lecture

Alors que s'ouvre le "Beauvau de la sécurité", les policiers alertent sur la vétusté de leurs équipements. Une conséquence de choix politiques et syndicaux, qui ont favorisé les revalorisations salariales au détriment des investissements.

Il y a déjà eu le "Grenelle de l’Education" et le "Ségur de la Santé", . Accompagné pour l'occasion par le Premier ministre Jean Castex, le ministre de l’Intérieur, , lance, ce lundi 1er février, un cycle de réunions avec les représentants des forces de l'ordre, . Des thèmes de fonds comme la formation des agents ou les relations avec population sont au programme. Mais il sera aussi question de gros sous. Les policiers ne cessent de se plaindre de la vétusté de leurs équipements, notamment des bâtiments et des véhicules. Pourtant, le budget de la sécurité progresse de manière continue. Une situation paradoxale, qui est la conséquence de choix politiques et syndicaux parfois contestables.

En effet, le sénateur Philippe Dominati, spécialiste des questions de sécurité, et la Cour des comptes alertent régulièrement , qui s’est produite au détriment de l’investissement et de l’entretien du matériel. Depuis 2011, la masse salariale de la police et de la gendarmerie a ainsi grimpé de 23% pour atteindre 17,8 milliards d’euros. Dans le même temps, les autres frais de fonctionnement et les dépenses d’investissement stagnaient à 2,3 milliards.

Dérive de la masse salariale

Ce dérapage est d’abord lié au changement de pied dans la politique de recrutement après les attentats islamistes de 2015. Sous Nicolas Sarkozy, l’Intérieur avait payé un lourd tribut à la politique de suppressions de postes de fonctionnaires. Les effectifs de policiers et gendarmes . Depuis, François Hollande puis Emmanuel Macron ont inversé la tendance pour faire face à la menace terroriste. Résultat: fin 2019, les effectifs des deux forces de l’ordre avaient déjà retrouvé leur niveau de 2007, avec 247 900 postes.

Mais la hausse des effectifs n’explique pas tout, loin de là. La dérive de la masse salariale est aussi la conséquence de généreuses mesures indemnitaires. Fidèle à sa tradition de cogestion avec les syndicats, le ministère a, en partie, acheté la paix sociale avec de fortes concessions salarial[...]

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