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La BD se dore la bulle à Angoulême

YOHAN BONNET / AFP

Le 50ème festival international de la BD ouvre ses portes du 26 au 29 janvier à Angoulême. Après deux années exceptionnelles, le marché connaît un léger tassement. Il a été dopé par la BD documentaire qui fait une percée remarquable et par les mangas. Il n'échappe pas aux polémiques après l'annulation de l'exposition consacrée à Bastien Vivès, accusé d'incitation à la pédophilie en raison de ces dessins provocateurs.

Le Festival international de la BD d’Angoulême a 50 ans. Le chemin parcouru est impressionnant. Le modèle classique de l’album papier subsiste bel et bien mais est devenu un support parmi d’autres tandis qu'elle s’est installée dans le paysage numérique. La preuve ? "Le chiffre d’affaires de la BD numérique, explique Franck Bondoux, délégué général du Festival, est devenu en 2021, supérieur dans le monde à celui du livre imprimé ". Il s’inquiète de savoir s’il ne va pas bientôt exister une BD a deux vitesses, "une reposant sur une économie plurivectorielle disposant des moyens d’une large diffusion dans le cadre d’interactions avec différents acteurs de l’entertainment, l’autre fondée sur des entités produisant des œuvres de proximité à petit tirage". Bref, la soif de concentration pourrait se produire aussi dans le domaine de la BD ce qui ne serait pas forcément une bonne nouvelle pour la diversité de la création.

Le marché se maintient

En attendant, la BD ne se porte pas si mal. "Après une année 2021 qui avait battu tous les records, le marché de la bande dessinée en France se maintient en 2022, dans un contexte macroéconomique compliqué, note GfK dans son bilan sur la BD. Faisant suite à une année "Astérix", les ventes en volume s'établissent à 84,6 millions d'exemplaires, enregistrant un léger recul (-3%) alors que le chiffre d'affaires est globalement stable (-0,4%) à 921m€. Malgré l'évolution de l'inflation et la crise du papier, le prix moyen constaté à 10,90€ ne progresse que de 3% par rapport à celui de 2021, sans qu'aucun des segments n'apparaisse comme plus impacté." La période est en effet atypique. Après deux ans de ventes exceptionnelles pour cause de covid, de confinement et d'arrêt des spectacles vivants, les ventes de BD connaissent une relative décroissance. Pas de panique pour autant, la croissance a été de près de 40% depuis 2019 pour certains éditeurs comme Bamboo, 135% chez Ki-oon, 100% chez Kana (Lombard). Le prix des albums a été pénalisé pa[...]

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