Marchés français ouverture 41 min
  • Dow Jones

    35 911,81
    -201,79 (-0,56 %)
     
  • Nasdaq

    14 893,75
    +86,95 (+0,59 %)
     
  • Nikkei 225

    28 333,52
    +209,24 (+0,74 %)
     
  • EUR/USD

    1,1419
    +0,0004 (+0,03 %)
     
  • HANG SENG

    24 167,04
    -216,28 (-0,89 %)
     
  • BTC-EUR

    37 532,21
    -594,72 (-1,56 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 030,89
    +5,16 (+0,50 %)
     
  • S&P 500

    4 662,85
    +3,82 (+0,08 %)
     

Bas salaires, conditions de travail... La restauration face au manque cruel de personnel

·2 min de lecture

LES MENACES SUR LA REPRISE (2/5) - L'activité redémarre fort, mais l'hôtellerie-restauration manque cruellement de personnel. Bas salaires, conditions de travail: les employés ont déserté.

Le chef Pierre Orsi est une légende de la gastronomie lyonnaise avec son restaurant étoilé à son nom place Kléber et la grande brasserie Cazenove à proximité. Depuis la fin des confinements, ses établissements sont bondés. Mais difficile de suivre la cadence alors qu'il lui manque une dizaine de salariés. "Deux sommeliers sont partis créer leur propre affaire, des employés ont changé de vie, nous avons des besoins dans presque tous les postes", explique Pierre Orsi.

En plus de soixante ans passés derrière les casseroles, il n'avait jamais connu ça. Pour la première fois, il a dû publier une annonce dans le journal Le Progrès. Et malgré la situation financière tendue après des mois de fermeture, il a augmenté de 15 à 20% les salaires de sa cinquantaine de collaborateurs tout en améliorant leurs conditions de travail: "Je diminue le nombre de couverts, je refuse les réservations tardives, je ferme trois jours par semaine et je commande davantage de produits déjà préparés pour simplifier le travail." S'il reste partisan du fait maison, il se fait livrer les haricots déjà équeutés et les filets de poissons levés. Seize de ses salariés sont logés dans un immeuble qui lui appartient. Mais malgré ces atouts pour fidéliser son personnel, le chef s'inquiète pour la suite: "A cause du Covid, nous n'avons pas pu former d'apprentis l'an dernier, ça complique les recrutements futurs."

Sérieux rattrapage à faire

Tout le secteur souffre du manque de main-d'oeuvre. Un handicap frustrant, alors que la clientèle est revenue en masse, et préoccupant à l'heure où ces entreprises vont devoir rembourser qui leur ont permis de survivre à l'épidémie. Selon le Groupement des indépendants de l'hôtellerie-restauration (GNI), plus de 150.000 postes étaient non pourvus fin septembre. "C'est un vrai frein à la reprise, des établissements sont contraints de réduire leur service" , déplore Didier Chenet, le président. Serveurs, commis de cuisine, femmes de chambre, etc.: le ministère du Travail d[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles