Barings souligne la place de la politique monétaire dans l'élection américaine


(AOF / Funds) - L'élection du gouverneur Mitt Romney comme 45e président des Etats-Unis constituerait pour beaucoup une surprise alors que le dernier sondage Reuters accorde au président sortant 47 % contre 46 % pour son challenger, observe Barings. Cependant, quels que soient les résultats des élections, il semble que le Congrès pourrait parvenir d'ici la fin de l'année à un accord sur la prolongation des réductions d'impôts, ce qui devrait nécessairement conduire à une réduction du ratio dette sur PIB à moyen terme, estime Percival Stanion, Head of the Mutl Asset Group.


Toutefois, un accord sur les réformes fiscales d'ici fin décembre parait plus difficile à obtenir si le parti républicain contrôle le Sénat et si le président Obama conserve la Maison Blanche, poursuit Percival Stanion.

Selon le Congressional Budget Office, sans action décisive du législateur américain, l'économie américaine pourrait reculer d'au moins 0,5 % en 2013, indique Barings. Pour mémoire, les réductions automatiques de dépenses qui avaient été prises dans les années 1970 avaient entraîné une profonde récession. Cette inaction du Congrès pourrait également entraîner une dévalorisation du risque souverain de la première économie du monde. Les trois grandes agences de notation ont déjà indiqué qu'elles reverraient la note de la dette américaine en 2013 ou en 2014.

Enfin, dans cette campagne électorale, la politique monétaire a pris une place qu'elle n'avait encore jamais occupée, souligne Percival Stanion. Le mandat de Ben Bernanke à la tête de la Fed s'achève en janvier 2014. En cas de victoire, Romney a indiqué qu'il ne le renouvellerait pas. Obama ne s'est pas prononcé sur le sujet. Pour l'heure, la Fed s'est engagée à maintenir ses taux d'intérêt proches de zéro jusqu'à mi 2015, mais les marchés financiers pourraient mal réagir à un manque de clarté sur l'évolution future de la politique de la Fed, prévient Barings.