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Dans un bar texan, un avant-goût d'un monde sans virus ni restrictions

François PICARD
·4 min de lecture

"Quel bonheur de voir des visages sans masque, des sourires!", s'exclame Tom Williams qui, de passage au Texas, découvre le relâchement des consignes sanitaires dans cet Etat américain soucieux de tourner au plus vite la page de la pandémie.

Installé dans un bar de Houston, il est saisi par le contraste entre l'attitude des clients et la prudence encore en vigueur dans sa petite ville de Steilacoom, près de Seattle, à plus de 2.000 kilomètres.

Entrevoir tout à coup "le monde d’après", sans masque et sans geste barrière, met ce médecin de 50 ans venu accompagner sa fille à un tournoi de volleyball sur un petit nuage.

Misant sur les progrès de la vaccination, le Texas, deuxième État le plus peuplé des États-Unis, a levé il y a un mois l'obligation de porter un masque dans les lieux publics et toutes les restrictions sanitaires imposées jusque là aux établissements privés.

Depuis, chacun d’entre eux fixe librement sa politique.

Autour de tables placées à l’arrière de pick-up découpés, le Truck Yard accueille en plein air un public venu profiter de ses margaritas, ses écrevisses de printemps et de tacos, pizzas ou burgers. Libres de porter un masque ou pas, la moitié des clients s'en dispense et fait fi des gestes barrières.

- "On se fiche du Covid" -

En ce soir de week-end, l'établissement connu pour sa grande roue vieille de 80 ans, est rempli de jeunes supporters des Astros, l’équipe de baseball de Houston qui joue dans un stade voisin utilisé à 50% de ses capacités.

Parmi eux, Chris Chambers, 22 ans, reconnaît "ne pas avoir été très prudent" ces derniers mois: "je me suis fiancé, j'ai assisté à deux mariages, je suis allé dans des bars comme celui-ci, mais je n'ai pas contracté" le Covid-19 !

À Houston, le nombre de nouveaux cas a fortement baissé depuis le début de l'année mais leur niveau reste préoccupant d’après les autorités sanitaires. Leur évolution dépendra en partie de la vitesse à laquelle ses étudiants "super-contaminateurs" iront se faire vacciner.

Un tiers des Texans a déjà reçu au moins une dose et le vaccin est disponible depuis le 29 mars pour l'ensemble des adultes.

Chris Chambers n'a pas encore cherché à l’obtenir: "ma mère a reçu ses doses alors je ne m'inquiète pas", poursuit-il. "Si je tombe malade, je pense que je guérirai dans la semaine et tout ira bien".

"Depuis le mois de mai dernier, on se fiche complètement du Covid", renchérit un verre de pression à la main Matthew Diaz, qui suit à distance les cours de finance d'un établissement new-yorkais.

Ce qui a changé le mois dernier "c'est la loi, mais au Texas, elle est secondaire: le plus important reste ce que l'on pense", poursuit-il. "En deuxième seulement vient ce que le gouvernement veut que l'on pense. Donc depuis mai, on se fiche complètement du Covid".

- "Retour à la normale" -

David Foreman, le discret manager de Truck Yard confirme qu’il n’a pas ressenti de baisse d’activité particulière ces derniers mois : "Covid ou pas, quand il fait beau, il y a du monde".

Certains établissements ont reçu des menaces sur les réseaux sociaux quand ils ont décidé, comme la loi le leur permet, de ne plus obliger leurs clients à porter un masque.

"Ce ne fut pas notre cas, explique David Foreman. Ce sont plutôt les restaurants qui ont connu cela. Ici, la clientèle est beaucoup plus jeune".

Dans une roulotte transformée en scène, Morgan McKay ouvre son étui à guitare sur lequel on lit "Don't mess with Texas Music" ("Ne touchez pas à la musique du Texas). Plus tard, elle chantera entre des portraits peints à la bombe de Johnny Cash et Willie Nelson, les fondateurs de la country outlaw, née dans les années 60 au Texas.

"Cela fait tellement de bien de sortir de chez soi, de sentir un retour à la normale", se réjouit la chanteuse qui, elle, perçoit un véritable changement. "Depuis la fin des restrictions, je suis inondée par les demandes. Mars a été dingue, avril va être fou !".

str/chp/ahe