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Les banques ont-elles lâché l'industrie de défense?

·2 min de lecture

Un rapport des députés Françoise Ballet-Blu et Jean-Louis Thiériot met en évidence une frilosité bancaire croissante sur le financement de l'industrie de défense, qui pénalise notamment les PME. Ils suggèrent la création d'un médiateur et des formations communes sous l'égide de l'IHEDN.

D'un côté, les industriels de défense, qui dénoncent à grands cris, depuis fin 2020, la frilosité des banques à financer le secteur. De l'autre, les banques, qui nient tout ostracisme sur l'industrie militaire et parlent d'un "faux procès". Qui croire ? Dans , les députés Françoise Ballet-Blu et Jean-Louis Thiériot établissent un diagnostic clair : s'il n'y a pas à proprement parler d'effondrement du soutien bancaire au secteur, il y a bien une certaine "frilosité bancaire" sur le sujet défense, notamment vis-à-vis des PME exportatrices, comme l'avait dénoncé fin 2020 le Gicat (Groupement des industries françaises de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres). Cette frilosité, écrivent les députés, "s’explique notamment par une méconnaissance générale de l’industrie de défense, de ses enjeux comme de ses pratiques, mais aussi par le durcissement du cadre juridique qui fait de la "conformité" le nouveau juge de paix de son financement".

Les rapporteurs citent quelques exemples précis. Lors d'une vente de camions militaires aux (Mauritanie, Tchad, Niger, Burkina Faso, Mali), s'est ainsi heurté au refus de sa banque d'encaisser le paiement du client, ce qui a bloqué le processus pendant de longues semaines. La start-up Elika Team, qui propose une offre d’ingénierie linguistique appliquée au monde de la défense et de la sécurité, a quant à elle "fait face à de multiples refus de financement bancaire, retardant le développement de nouveaux outils numériques pourtant sollicités par les armées", s'étonnent les rapporteurs. La pépite travaille pourtant régulièrement avec les forces spéciales et l'ALAT (aviation légère de l'armée de terre).

"Sur-conformité"

Pourquoi ces réticences ? Les industriels interrogés par les députés pointent une tendance à la "sur-conformité" qui serait pratiquée par les banques depuis la . Le risque d’image pour les banques semble aussi peser. "Les controverses autour de l’emploi d’armements français au Yémen ont constitué un tournant",[...]

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