La bourse est fermée

Les banques centrales prennent-elles exemple sur Diego Maradona ?

Il y a une analogie entre les deux buts marqués par Diego Maradona contre l’Angleterre lors de la Coupe du monde de 1986 et… l’évolution des politiques monétaires !

On savait déjà que les autorités monétaires de la planète scrutaient de près les indicateurs d’inflation, d’emploi et de croissance ainsi que l’évolution des risques pour déterminer leur politique monétaire. Plus surprenant, Diego Maradona, la légende argentine du football, semble avoir constitué une source d’inspiration pour les banquiers centraux, note avec humour Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez la société de gestion genevoise Pictet Asset Management.

“En 2005, Mervyn King (alors gouverneur de la banque centrale britannique, NDLR) soulignait la forte ressemblance entre l’évolution des politiques monétaires et les deux buts marqués par Maradona contre l’Angleterre lors de la Coupe du monde de 1986. Celle de 2018 approche, et la Fed (Réserve fédérale, banque centrale des États-Unis, NDLR) va bientôt se réunir, c’est donc le moment de vérifier si l’analogie est toujours d’actualité”, relève-t-il.

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Selon Mervyn King, le premier but de Maradona, “la main de dieu”, était typique de l’ancienne approche de la politique monétaire : inattendue et inconstante, à l’écart des règles, rapporte Frédéric Rollin. “Et les résultats aussi étaient incertains. Maradona a eu de la chance que son but soit validé. Les resserrements brutaux opérés par la Fed en 1987 (année marquée par un krach mémorable sur les actions, NDLR) et en 1994 (crise violente sur les obligations, NDLR) n’ont pas reçu le même assentiment”.

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