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Le bail réel solidaire, ce contrat qui diminue déjà de près 40% les prix de l’immobilier

A Espelette (Pyrénées-Atlantiques), cinq familles ont réussi à acheter des pavillons près de 40% moins chers que les prix de l’immobilier locaux. La raison de ce “miracle” se nomme “Bail Réel Solidaire” (BRS). Grâce à cette innovation juridique, les nouveaux propriétaires modestes ont en effet pu dissocier le bâti du foncier, lors de l’achat de leur résidence. Ce type de montage va bientôt proliférer en France.

C’est l’histoire de cinq familles futées qui ont réalisé un joli coup immobilier. Le 19 décembre dernier, ces ménages ont emménagé dans des pavillons de 85 mètres carrés avec jardin, sur la commune d’Espelette (Pyrénées-Atlantiques). A leur “pendaison de crémaillère” étaient entre autres présents le ministre Julien Denormandie, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, le maire de la commune d’Espelette et le président de la communauté d’agglomération du Pays basque. Rien que du beau monde ! Il faut dire que ces familles sont des pionnières : leurs maisons ont été les premières à avoir été vendues via un Bail Réel Solidaire (BRS). Ce type de contrat permet de devenir propriétaire du bâti… sans avoir acheté le terrain. Avec cette astuce, ces familles sélectionnées en raison de leurs revenus modestes ont pu économiser beaucoup, beaucoup d’argent, au moment d’acquérir leur bien.

Maisons à prix cassés

Chaque famille a acheté son pavillon pour la somme moyenne de 167.000 euros, soit 1.992 euros du mètre carré. C’est près de 40% moins cher que sur le reste de la commune d’Espelette, où le prix au mètre carré se situe autour de 3.200 euros. Sur un logement comme le leur, cela correspond à une économie d’environ 100.000 euros. Sans compter les intérêts qu’ils ont pu économiser sur leur crédit immobilier.

En échange de ces prix cassés, ces familles ont évidemment dû accepter une contrepartie. Considérées comme “locataires” du foncier, elles doivent verser une redevance mensuelle moyenne de 90 euros par mois, pour une durée de 50 ans, à l’organisme propriétaire. Soit 54.000 euros étalés sur la période. Au-delà, la redevance sera réduite aux seuls frais de gestion. Les sommes sont versées au COL (Comité Ouvrier du Logement), l’organisme non lucratif qui a fait construire les résidences. “Le modèle est gagnant-gagnant pour les habitants et les collectivités”, résume Christophe Bourreau, le président

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