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« La Bête » de Bertrand Bonello : la critique en direct de la Mostra de Venise

Carole Bethuel

1910, 2014, 2044. Trois époques, mais trois fois Gabrielle Monier, musicienne au début du XXe siècle, vivant dans un splendide appartement parisien, mannequin en recherche de jobs au XXI°ième, « home-sitter » de la magnifique demeure d’un américain à Los Angeles. Enfin masquée et accompagnée d’une femme robot aux traits humains, dans la France de 2044, qui tente d’endiguer toutes formes d’émotions par le biais d’une piqûre dans l’oreille. Et par trois fois, Gabrielle croise le fer avec Louis Lewanski, complice tendre puis jeune homme plein de haine et enfin amoureux impossible. Mais de quoi cette « Bête » est-elle le nom ? De cette boule au ventre qui l’empêche de vivre ou de ces pigeons qui entrent dans les pièces pour mieux l’effrayer ?

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Voilà donc « La Bête », dixième long-métrage de Bertrand Bonello, imaginé pour nous faire peur. En prenant le risque de mélanger les temporalités, le cinéaste savait probablement qu’il perdrait une partie de ses spectateurs en route - c'est la première fois depuis le début de cette 80e Mostra que l’on assiste à autant de départs durant la projection. Pourtant, Bonello ose un film et d’époque, et d’anticipation, un thriller psychologique et un drame intime. Surtout il fait rayonner Léa Seydoux à chaque plan, qu’elle soit une musicienne guindée, ennuyée par un mari ronronnant. Ou top-model en devenir, filmée avec une bienveillance post #meto...


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