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Aviva Investors va accroître son exposition au marché actions américain plus défensif


(AOF) - Compte tenu des perspectives de croissance qui demeurent toujours favorables aux actifs risqués, Aviva Investors reste optimiste sur les actions globalement. Il considère que la période à venir de publication des résultats du deuxième trimestre sera un indicateur important sur la direction que prendront les marchés pour les prochains mois.

Concernant le risque accru de protectionnisme, le gestionnaire d'actifs n'écarte pas la possibilité de revoir à la baisse ses anticipations en matière de performance des actions, en particulier celles affichant une plus grande sensibilité aux échanges commerciaux et au dollar.

En effet, il considère que l'aggravation des tensions commerciales, selon l'ampleur qu'elle prendra dans sa mise en oeuvre, représente un facteur de volatilité qui va perdurer. " Néanmoins, ces tensions seront susceptibles d'être surmontées tant qu'elles n'affectent pas la croissance au niveau mondial ", explique-t-il.

Ainsi, Aviva Investors ne serait pas surpris d'assister à des pics de volatilité plus fréquents, dans un contexte où les banques centrales réduisent progressivement leurs mesures de soutien et où les marchés sont obligés de refaire l'apprentissage de l'évaluation du risque sous-jacent.

En juin, une part significative du risque actions était toujours consacrée aux pays émergents et à la zone euro. Le niveau de liquidité au sein de ses portefeuilles actions de la zone euro a toutefois augmenté en juin et le gérant prévoit de réduire en juillet la pondération de ces marchés au bénéfice du marché américain plus défensif. Au sein de ce dernier, il privilégie notamment les valeurs financières, la technologie, l'énergie et évite les valeurs de consommation courante.

"La hausse de l'aversion au risque occulte actuellement les fondamentaux économiques solides en zone euro et les tensions sur les relations commerciales pèsent sur les marchés émergents", constate Aviva Investors.

Il reste surpondéré sur les actions japonaises : elles bénéficient de la stabilité politique, du dynamisme du tourisme et de la solidité de la croissance des résultats des entreprises.

En Europe, hors zone euro, le gérant reste prudent sur les actions britanniques en raison des incertitudes entourant la mise ne oeuvre du Brexit. Il est enfin négatif sur le marché actions suisse, dont la valorisation lui paraît trop élevée.