Marchés français ouverture 8 h 9 min

Automobile : la voiture électrique, cauchemar des supermarchés et des stations-service

L'essor des véhicules électriques fait trembler les distributeurs et les stations-service. En effet, il n'est pas seulement une révolution pour les constructeurs, il change aussi la donne pour les stations-service, les supermarchés et les centres commerciaux, contraints de s'adapter aux nouveaux besoins de leur clientèle, ont souligné des professionnels de la distribution au salon de l'automobile de Los Angeles. "Je suis dans le secteur des stations-service depuis vingt ans. Il y a encore trois ans, ils ne s'intéressaient pas du tout à la recharge des véhicules électriques", se souvient John Eichberger, directeur exécutif du Fuels Institute, association interprofessionnelle du secteur.

"En fait, ils considéraient que c'était la principale menace pour leur modèle économique, mais maintenant ils se rendent compte qu'il s'agit aussi de leurs clients", a-t-il affirmé lors d'une discussion avec d'autres acteurs du secteur de la distribution. Problème pour les stations-service traditionnelles, le temps de charge d'un véhicule électrique est bien supérieur à celui nécessaire pour faire le plein d'essence: vingt à trente minutes minimum, même avec des chargeurs ultra-rapides utilisant du courant continu.

>> A lire aussi - Automobile : "la voiture électrique ne se vend pas !"

Même en prenant en compte les menus achats effectués en marge du carburant (eau, confiseries, cigarettes...), le temps moyen passé dans une station-service aux Etats-Unis est d'environ trois minutes et demie, relève M. Eichberger. Si dans la majorité des cas, la recharge des voitures électriques se fait à domicile ou au travail, les stations classiques (environ 145.000 aux Etats-Unis) pourraient cependant s'équiper de chargeurs ultra-rapides afin d'attirer des clients.

Elles proposeraient en parallèle nourriture ou wifi gratuit pour les inciter à rester plus longtemps qu'actuellement et élargir ainsi leur modèle économique, analyse l'expert. "C'est ce que nous incitons l'industrie à faire. Beaucoup ont commencé

(...) Cliquez ici pour voir la suite