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Autolib': pourquoi Bolloré a échoué à Paris alors qu'il réussit à Lyon... sans subvention

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Autolib': pourquoi Bolloré a échoué à Paris alors qu'il réussit à Lyon... sans subvention

Du fait de ses pertes massives, le service parisien d'autopartage vit ses derniers jours. Un échec qui aura coûté cher aux contribuables. Et pourtant, à Lyon, le même service opéré par Bolloré, a le vent en poupe sans soutien financier.

Ce sont exactement les mêmes citadines électriques, la Bluecar de Bolloré. Et un système de location comparable, par abonnement. Pourtant alors que les adeptes franciliens d'Autolib' vont devoir faire s'en passer, à Lyon, Bluely se porte bien, si l'on en croit Lyon Capitale. Mais comment expliquer ce succès lyonnais qui tranche avec l'aventure parisienne ?

> Une question de taille

L'échelle n'est pas comparable: la ville de Lyon, où Bluely s'est installé depuis 2013, est mieux dimensionnée pour ce genre de service que la très vaste Ile-de-France, où Autolib a commencé à se déployer en 2011.

La ville du Rhône compte une centaine de stations de recharge, majoritairement dans l'hypercentre. Dans Paris et sa région, elles sont plus d'un millier, réparties entre centre et banlieue. La mauvaise rotation des véhicules entre les stations creuse le déficit, selon Bolloré.

> Service public contre service privé

Dans la capitale, première ville de France à se doter d'un service d'auto-partage, Bolloré a signé avec le maire d'alors, Bertrand Delanoë, pour opérer Autolib' en délégation de service public. Il bénéficie ainsi de subventions, mais a les mains liées sur certains sujets, comme la fermeture de 200 stations (un cinquième du total) qu'il juge non-rentables.

À Lyon, Bluely n'a noué aucun accord de ce genre avec la municipalité. Cette dernière se contente de lui louer les espaces...

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