Auto-entrepreneurs, comment bien préparer votre retraite

Pour valider un trimestre de retraite, les auto-entrepreneurs doivent réaliser un chiffre d'affaires minimum. Celui-ci varie en fonction du type d'activité. Et vos droits ne sont pas forcément cumulables avec d'autres régimes. Donc mieux vaut bien faire ses calculs avant d'opter pour ce statut, qui a déjà séduit plus d'un million de Français depuis sa création en 2009.

Lorsque vous vous inscrivez en tant qu’auto-entrepreneur, vous êtes automatiquement affilié auprès d’une caisse de retraite : le régime social des indépendants (RSI) si votre activité est artisanale ou commerciale ; la Caisse interprofessionnelle des professions libérales (Cipav) si votre activité est libérale.

Chaque mois ou chaque trimestre, vous payez vos cotisations sociales sur la base d’un taux forfaitaire global (régime dit du "micro social simplifié") qui s’applique à votre chiffre d’affaires déclaré. Ce forfait inclut l’ensemble des cotisations et contributions sociales dues au titre de la maladie, de la maternité, de l’invalidité … ainsi que celles dues pour votre retraite de base et votre retraite complémentaire obligatoire.

Mais vos droits à retraite sont validés sur la base des cotisations que vous auriez du normalement payer dans le régime "micro-social normal" sur la base de votre revenu professionnel et non sur votre chiffre d’affaires.

Pour calculer vos cotisations théoriques, on reconstitue fictivement votre revenu professionnel à partir de votre chiffre d’affaires, en lui appliquant un abattement forfaitaire qui varie selon la nature de votre activité. A savoir : 71% pour une activité de vente, d’hôtellerie et de restaurant, 50% pour des prestations de service relevant de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et 34 % pour les prestations de services relevant de la catégorie de bénéfices non commerciaux (BNC) et pour les activités libérales.

Par exemple, pour une ...

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