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Augmenter les impôts à l’issue de la crise serait une erreur, selon le fiscaliste Victor Fouquet

Capital : Comment jugez-vous les mesures fiscales d'urgence prises par le gouvernement (comme le report du paiement de l'impôt et des charges sociales...) ?

Victor Fouquet : Le plan de sauvetage de 45 milliards d’euros repose principalement (à hauteur de 32 milliards d’euros) sur le report des charges fiscales et sociales, voire leur annulation pour "les entreprises les plus fragilisées". C’est évidemment une excellente chose – et un dispositif indispensable pour éviter des faillites en cascade ! Une inquiétude demeure cependant concernant la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), dont le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a rappelé qu’elle resterait due intégralement. On comprend que le gouvernement soit rétif à l’idée de se priver des recettes de cet impôt, qui compte pour près de la moitié dans le budget général de l’État. Mais un report de la TVA du mois de février, même partiel, aurait été un réconfort bienvenu pour un grand nombre d’entrepreneurs, exposés à des problèmes de trésorerie.

Capital : Que faudrait-il faire, fiscalement parlant, selon vous, pour aider l'économie française (entreprises et particuliers) à redémarrer à la fin de la crise ?

Victor Fouquet : Il ne servira pas à grand-chose de relancer coûte que coûte la demande si l’offre reste bridée. La France aura besoin en effet d’une politique de l’offre, que l’instrument fiscal est le mieux à même de satisfaire. La sortie de crise fournit une occasion unique à nos gouvernants de réviser durablement notre système de prélèvements obligatoires. Ce n’est pas tant le niveau de pression fiscale et la distribution des impôts eux-mêmes qui doivent nous préoccuper que la structure même du système fiscal, et le fait que celle-ci génère des effets économiques négatifs sur la production. Il est parfaitement possible de concevoir une réforme d’ensemble de la fiscalité française qui la rende plus efficace, sans toucher au niveau de la pression fiscale, et sans donc remettre en cause le haut niveau

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