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Au procès du 13-Novembre, les accusés s’énervent pendant les témoignages, la cour hausse le ton

·2 min de lecture

Au procès des attentats du 13 novembre 2015, plusieurs accusés ont perdu leur calme ce vendredi 15 octobre, après quelques 200 témoignages de rescapés et proches de victimes aussi terribles que bouleversants sur le déroulé des attaques et le difficile chemin de la reconstruction. Face aux tensions dans le box, le président Jean-Louis Périès a dû suspendre brièvement l'audience et menacer Salah Abdeslam « d'outrage à magistrat ».

Alors que depuis trois semaines, une quinzaine de parties civiles s’avance chaque jour à la barre, les mots sont lourds et l’ambiance pesante dans la salle d’audience.

Dans le box des accusés, les esprits s’échauffent. D’abord, l’accusé Mohamed Amri : « Une personne me regarde fixement et m’interpelle de loin, M. le président ». « Eh bien, ne la regardez pas », répond le président. « Je regarde où je veux », lance celui qui est le convoyeur de Salah Abdeslam après les attentats. « Pas sur ce ton », rétorque le président, lui-même coupé par la partie civile en question, qui se lève, traite l’accusé de « guignol » et finit escortée hors de la salle.

« Qu’est-ce qui se passe encore dans le box ? », s’agace le président. Cette fois-ci, il s’agit de Mohamed Abrini, un des logisticiens des attentats, qui vocifère contre les gendarmes qui les encadrent : « Avec cette équipe d’handicapés, on n’a que des problèmes, avec ces andouilles. » « Ce n’est pas pour nous plaindre, enchaîne Mohamed Bakkali, accusé d'avoir loué des appartements pour les commandos. Mais on doit encaisser tout ce qui se dit ici, et en plus, on a des contraintes : sept fouilles par jour, dont deux à nu ! »

« Moi aussi, je peux monter le ton »

« Et là, c’est des "sssshhh", renchérit Mohamed Abrini. Je parle avec mon pote que je n’ai pas vu depuis six ans », lance-t-il en désignant Salah Abdeslam. « Eh bien, non », lui lance le président, qui rappelle qu’« il y a interdiction de communiquer entre vous pendant l'audience ».

D’autres accusés s’y mettent, c’est le brouhaha, puis deux minutes de calme avant une nouvelle interruption : Salah Abdeslam exige de quitter le box. « Ce n’est pas vous qui décidez », tonne le président. « Moi aussi, je peux monter le ton », rétorque le principal accusé. Le Président suspend alors l’audience.

Une rescapée confie ensuite : « J’espère qu’ils réagissent comme ça parce que nos témoignages les ont, d’une manière ou d’une autre, un peu atteints. »

À lire aussi : Entretien, Procès du 13-Novembre, semaine 5: témoigner pour réaffirmer une individualité niée

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