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Au Cap-Vert, la Commission électorale tire un bilan satisfaisant de la campagne présidentielle

·2 min de lecture

À partir de ce samedi 16 octobre minuit (1h du matin TU), plus de meetings ni de déclarations politiques avant l’élection présidentielle de ce dimanche 17 octobre. Sept candidats sont en lice pour succéder au président Jorge Carlos Fonseca, qui achève deux mandats consécutifs. Même si le chef de l'État a des pouvoirs limités dans l’archipel, la campagne a suscité de l’engouement.

Avec notre envoyée spéciale à Praia, Charlotte Idrac

« Un succès ». Voilà comment la Commission nationale des élections qualifie cette phase de campagne. Selon sa présidente Maria Gonçalves, les candidats ont bénéficié du même temps d’antenne dans les médias et tout est prêt pour un bon déroulement du vote ce dimanche dans les neuf îles habitées de l’archipel. « Cela s'est bien passé de notre point de vue, explique-t-elle, parce que les sept candidats ont eu l'opportunité de communiquer avec les électeurs, plusieurs ont eu l'opportunité d'aller dans toutes les îles. C'est très important pour nous. »

À lire aussi : Cap-Vert: les attentes de la population avant la présidentielle du 17 octobre

L'enjeu de l'abstention

La commission a pourtant reçu des plaintes, mais pas de quoi remettre en cause le processus, selon sa présidente : « On a eu quelques problèmes, on a des candidats qui n'étaient pas d'accord avec la propagande graphique des autres candidats. On a eu aussi des plaintes par rapport à la participation du gouvernement dans la campagne. Mais toutes les plaintes ont été résolues par la Commission nationale des élections et nous sommes très optimistes. »

Près de 400 000 électeurs sont appelés aux urnes, dimanche, avec 51% de femmes et 49% d’hommes. L’un des enjeux sera le taux de participation : lors de la dernière présidentielle en 2016, le taux d’abstention avait atteint 64,5%.

À lire également : Présidentielle au Cap-Vert: un archipel qui fait figure de modèle de démocratie

Les Capverdiens plébiscitent la vaccination

Comme lors des législatives du mois d’avril, la crise sanitaire et ses conséquences économiques ont été au cœur des débats. Mais l’archipel affiche un taux de vaccination élevé comparé à la moyenne du continent : selon le ministère de la Santé, 79% de la population a reçu une dose, et plus de 45% est totalement vaccinée.

Sous une tente installée dans le centre de la capitale, Claudia, 29 ans, fait la grimace. La jeune femme reçoit une première dose du vaccin AstraZeneca, mais elle n’est pas là de gaieté de cœur. « Oui, ça fait mal, dit-elle, mais je n’ai pas le choix. C’est pour mon emploi, sinon je ne pourrais pas travailler. »

La vaccination n’est pas obligatoire, mais largement recommandée par les entreprises, qui peuvent demander des tests PCR réguliers, ce qui coûte cher. Comme celle d’Ailton Mendès, 37 ans. Il montre sa carte dûment remplie : « La campagne doit faire plus parce qu'il y a beaucoup de jeunes qui n'y croient pas encore dans la vaccination, mais c'est bien organisé. »

« La population a accepté la vaccination »

L’Organisation mondiale de la santé avait fixé l’objectif de faire vacciner 10% de la population de chaque pays d’ici fin septembre. Mission largement accomplie donc pour le Cap-Vert. « Au début au mois de mars, il y avait une certaine réticence. Mais avec une bonne communication, une campagne de sensibilisation, la population a accepté la vaccination. Les Capverdiens sont très disciplinés, ils viennent aux rendez-vous pour la deuxième dose. Du coup, on a renforcé l’objectif : on souhaite 80% de la population totalement vaccinée d’ici la fin décembre », se réjouit le Dr Ullardina Furtado, déléguée du ministère de la Santé à Praia.

Les élections législatives au mois d’avril n’avaient pas été suivies par un pic de nouveaux cas. Mais les autorités sanitaires insistent sur le respect des gestes barrières pour le vote de dimanche.

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