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Attentat dans le quartier de l'Opéra: l'ami du terroriste condamné à dix ans de réclusion criminelle

JACQUES DEMARTHON / AFP

Après cinq heures de délibérations, ce mardi, Abdoul-Hakim Anaiev a été condamné par la cour d'assises spéciale de Paris à dix ans de réclusion criminelle, assortis d'une période de sûreté des deux tiers, pour participation à une association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes.

L'homme d'origine tchétchène âgée de 26 ans a été reconnu coupable d'avoir joué un rôle central dans le passage à l'acte de son ami Khamzat Azimov qui a tué une personne et blessé une dizaine d'autres le 12 mai 2018 à Paris lors d'une attaque au couteau. Il a également été condamné à trois ans de suivi socio-judiciaire.

"L'ombre de Khamzat Azimov plane tout au long de ce procès", a rappelé l'avocate générale mardi matin lors de son réquisitoire au cours duquel elle avait demandé une peine de 17 ans de réclusion criminelle. Mais le ministère public avait aussi pointé "l'influence évidente de Abdoul-Hakim Anaiev sur Khamzat Azimov dans ce conditionnement". L'accusé a, selon la magistrate, "armé idéologiquement son meilleur ami, il nourrit son idée, son idéologie jihadiste".

"Il y a celui qui agit et celui qui pense", a-t-elle ajouté, "le jihad par la plume et le jihad par l'épée". "L'un n'existe pas sans l'autre", a résumé l'avocate générale.

"Frères de sang"

Le 12 mai 2018, dans le quartier central de l'Opéra à Paris, Khamzat Azimov, un Franco-Russe né en Tchétchénie, a tué au couteau de cuisine Ronan Gosnet, 29 ans, employé d'une librairie du quartier, après une lutte acharnée. L'assaillant s'en était pris à une dizaine de personnes avant d'être abattu par la police. L'attaque avait été revendiquée par Daesh, et une vidéo d'allégeance testamentaire de Khamzat Azimov avait été diffusée le lendemain sur les canaux de communication du groupe terroriste.

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Abdoul-Hakim Anaiev et Khamzat Azimov, tous deux d'origine tchétchène, se sont rencontrés au lycée à Strasbourg. Ils se sont rapprochés en raison de leur histoire commune avant de devenir amis. Le jour de son interpellation en 2018, le premier avait décrit sa relation avec son ami qu'il qualifiait de "frère de sang". Mais les deux ont des personnalités très différentes: Khamzat Azimov est dépeint par son ami comme un jeune discret, très timide. "Pour moi cette personne, c'est un mystère, il prononce presque aucun mot, jamais il initie une conversation", a indiqué l'accusé au cours de son procès.

Un accusé qui nie

"À partir de la seconde j'avais deux trajectoires possibles et malheureusement j'ai pas choisi la bonne", a-t-il admis. Sur les réseaux sociaux, il affichait ses positions pro-Daesh, mais assure que son ami ne parlait pas de ces sujets. Toutefois, à l'inverse de son ami, Khamzat Azimov "refuse de condamner" les attaques contre Charlie Hebdo en janvier 2015 lors des hommages organisés en classe.

"Je considérais ceux qui se battaient en Syrie comme des martyrs, pas quelqu'un qui va assassiner des femmes et des enfants innocents", a affirmé Abdoul-Hakim Anaiev devant la cour.

S'il reconnaît avoir adopté l'idéologie de Daesh, Abdoul-Hakim Anaiev dément fermement avoir joué un rôle dans le passage à l'acte de son ami. "Comment je peux inciter quelqu'un à commettre un attentat alors que je les ai condamnés?", a-t-il interrogé, "s'il avait subi une quelconque influence de ma part, pourquoi ne m'a-t-il pas écouté sur le sujet le plus important?"

"Il regardait déjà des vidéos de propagande", ce n'était pas "un nouveau-né qui avait besoin de moi pour la religion", a-t-il martelé.

Article original publié sur BFMTV.com