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Attaque au Mozambique : le site gazier de Total à l'arrêt complet

·2 min de lecture

Le groupe français Total a complètement évacué son personnel et arrêté l'activité sur son projet gazier de plusieurs milliards d'euros dans le nord-est du Mozambique, après l'attaque jihadiste de la semaine dernière à Palma, selon des sources sécuritaire et militaire.

"Total a pris la décision d'évacuer l'ensemble du personnel. A cet instant, toutes les installations sont abandonnées", a affirmé vendredi à l'AFP une source militaire. "Total est parti", a confirmé une source sécuritaire.

Le 24 mars, des groupes armés ont attaqué la ville portuaire de 75.000 habitants, tuant des dizaines de civils, policiers et militaires. Le raid soigneusement préparé, lancé à seulement quelques kilomètres du méga-projet gazier, a été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).

Des rebelles ont été repérés ces derniers jours à proximité du site de Total, sur la péninsule d'Afungi.

Les groupes armés, connus localement sous le nom d'Al-Shabab ("les jeunes" en arabe), ravagent la province pauvre mais riche en gaz naturel du Cabo Delgado, frontalière de la Tanzanie, depuis plus de trois ans.

Des milliers de personnes qui ont fui Palma ont afflué depuis neuf jours vers le site de la péninsule d'Afungi. Malgré plusieurs évacuations par bateau vers le port de Pemba, à plus de 200 km, le nombre des déplacés n'a cessé de gonfler.

Au total plus de 9.100 personnes ont été déplacées, selon Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Décrite comme un "fort Apache", la future exploitation gazière, qui devait être opérationnelle d'ici 2024, est désormais sous la protection de l'armée mozambicaine.

Depuis plusieurs jours, les militaires tentent de reprendre Palma, tombée aux mains des rebelles dans la nuit du 26 au 27 mars.

Le jour même de l'attaque, le géant français avait annoncé la reprise des travaux de construction sur le site. Selon les experts, vu l'ampleur de l'attaque et la préparation minutieuse nécessaire, il semble peu probable qu'elle soit liée à cette annonce.

Le géant énergétique français n'a pas déploré de victimes et le site n'a pas été directement visé. Mais les travaux étaient déjà suspendus depuis fin décembre à la suite d'une série d'attaques jihadistes à proximité. Une partie du personnel avait déjà été évacuée.

L'ONG Acled recensait déjà 2.600 morts avant l'attaque de Palma, dont la moitié de civils. Les violences sont aussi à l'origine d'une crise humanitaire, qui risque encore de s'aggraver, avec plus de 670.000 personnes forcées à quitter leur foyer, selon l'ONU.

str-cld/sst