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Assurance vie : ces compagnies qui pourraient doper leur rendement en piochant dans leurs réserves

Dans un contexte de taux d’intérêt nuls, voire négatifs, la rentabilité du compartiment obligataire du fonds en euros des contrats d'assurance vie, qui représente 80% des investissements, est mécaniquement pénalisée.

De nombreux assureurs ont déjà prévenu que l’année 2019 serait celle d’une baisse prononcée des rendements. Pour rappel ils étaient en moyenne de 1,8% en 2018 (plus de 2% pour les contrats Trophées d’Or du Revenu) avant prélèvements sociaux (17,2%).

Si cette décision peut sembler sage au regard du contexte financier, une compagnie d’assurance a toutefois d’autres produits d’investissements (notamment en actions et en immobilier) plus rémunérateurs et dispose le plus souvent de réserves et de plus-values latentes très confortables.

Près de 4% de réserves de rendement fin 2018 ?

La plus connue des réserves est la provision pour participation aux bénéfices (PPB). Sur leur fonds en euros, les assureurs ne sont pas obligés de reverser immédiatement tous les bénéfices «dus» aux assurés. Le solde vient alimenter une réserve qui doit être utilisée dans les huit ans (six ans à l’Afer).

Très souple d’utilisation, elle illustre la capacité de la compagnie d’assurance à lisser dans le temps le rendement de ses contrats.

Fin 2012, elle ne représentait en moyenne que l’équivalent de 1,43 point de rendement. Incités à de multiples reprises par le régulateur (l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) à augmenter fortement son niveau pour faire face à l’environnement de taux historiquement bas (le 11 aout 2019, l’OAT 10 ans touchait un point bas à un taux de -0,41%).

Et même poussés par la Loi Sapin 2 qui donne pouvoir au HCSF (le Haut conseil de stabilité financière), qui est l’autorité macroprudentielle de surveillance du système financier, d’intervenir directement sur les rendements en pouvant moduler les règles de dotation et ...