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Assurance: dans la guerre entre Covéa et SCOR, le mutualiste contre-attaque

·2 min de lecture

Alors que le réassureur SCOR et son PDG Denis Kessler avaient gagné la première manche en novembre, dans le bras de fer qui l'oppose à Covéa et son PDG Thierry Derez, le mutualiste engage la riposte.

Pour ses 69 ans, le 25 mars, Denis Kessler a reçu une mauvaise surprise. Le PDG de SCOR depuis 2002 et ex-vice président du Medef a appris, la veille, que l’assureur mutualiste Covéa avait déposé une plainte contre lui pour “pour manipulation de cours et abus de biens sociaux”, auprès du parquet national financier. Comble de l’ironie, l’assureur derrière les marques MAAF, MMA et GMF a attaqué le patron de SCOR au nom de SCOR lui-même, en sa qualité de premier actionnaire, à 8,44% du capital.

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Retour sur une guerre sanglante qui oppose Denis Kessler au PDG de Covéa, son ancien ami Thierry Derez, depuis plus de deux ans. Tout commence début septembre 2018, lorsque Thierry Derez, alors administrateur indépendant de SCOR, exprime au nom de Covéa son intérêt au rachat de l’assureur. Pour le tumultueux patron de SCOR, la guerre est déclarée. Il attaque Thierry Derez et Covéa au pénal, l’accusant d’avoir utilisé les informations confidentielles qu’il possédait en tant qu’administrateur indépendant pour préparer son offre de rachat. Le tribunal de commerce lui donne raison le 10 novembre dernier, condamnant Thierry Derez et Covéa à payer 19,6 millions d’euros (dont près de 500.000 euros pour Thierry Derez) pour “abus de confiance et recel d’abus de confiance”. Thierry Derez -qui risque trois ans de prison et la perte de son poste de PDG - et Covéa ont fait appel.

“Manoeuvre mensongère”

L'assureur mutualiste contre-attaque pour la première fois, s’appuyant sur des données chiffrées mises en avant dans le jugement du tribunal de commerce, mi-novembre. Il remet deux actions en question : d'abord, “le rachat massif d’environ 4,6 millions d’actions de SCOR, pour un montant total de 195 millions d’euros ayant permis de gonfler artificiellement le cours et entraîné un surcoût pour SCOR de 31 millions d'euros”. Et, d'autre part, "l’engagement de près de 16 millions d’euros de frais de conseils pour prétendument contrer une tentative de prise de contrôle de SCOR par Covéa [...]

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