La bourse est fermée

Assurance emprunteur : les pratiques des banques dans le viseur de Bercy

Dans un courrier adressé au ministère de l'Economie et des Finances, les courtiers accusent les banques de "nombreuses entraves".

Un nouveau dossier sur la table. Les services du ministère de l'Économie et des Finances sont en train de se pencher sur le marché français de l'assurance emprunteur et plus particulièrement les pratiques des banques, que des courtiers accusent d'"entraves", selon un courrier consulté dimanche par l'AFP. Le sénateur socialiste Martial Bourquin, auteur de plusieurs amendements visant à libéraliser davantage le marché de l'assurance emprunteur, avait récemment écrit au ministre Bruno Le Maire pour le sensibiliser à "la situation des courtiers", après avoir été "alerté par l'Association Professionnelle des Intermédiaires en Crédits (APIC)". "Il semblerait en effet que les banques mettent actuellement sous pression les courtiers avec de nombreuses entraves", afin notamment "qu'ils proposent comme assurance emprunteur l'assurance de la banque et ne fassent pas jouer la concurrence", avait écrit le sénateur dans ce courrier également consulté par l'AFP.

Dans sa réponse au parlementaire, Bruno Le Maire écrit avoir demandé à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ainsi qu'au Trésor de "faire le point sur ce dossier". Le ministre promet "d'apporter une réponse dans les meilleurs délais", selon ce courrier daté du 10 février, dont l'AFP a obtenu une copie, confirmant des informations des Échos. Dans sa lettre, Martial Bourquin dénonçait aussi le fait qu'"en décembre 2019, plusieurs groupes bancaires ont modifié les conventions qu'ils ont avec les courtiers : diminution de la commission bancaire, frais de dossiers pour les clients qui augmentent, et déconventionnement si trop de délégations d'assurance réalisées par le courtier". Sollicitée par l'AFP, la Fédération bancaire française n'avait pas encore réagi à ces informations (...)

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