La bourse est fermée

Le CES assume enfin la sextech !

Futura avec l'AFP-Relaxnews
1 / 2

Le CES assume enfin la sextech !

Les sextoys sont censés aider à se détendre, à s'éduquer, à se remettre après l'accouchement, à favoriser les relations longue durée ou longue distance et l'émancipation des femmes... et donner du plaisir. Mais cette dimension arrive bien après la santé parmi les arguments mis en avant par les fabricants, soucieux de respectabilité. « Les sextoys ont une connotation extrêmement négative », remarque Jérôme Bensimon, le président de la société Satisfyer. « Donc on s'est rebaptisé « société de bien-être sexuel » ».

La marque s'est fait connaître avec sa technologie d'ondes de pression pour stimuler le clitoris, et s'apprête à lancer une application connectée à certains jouets, qui permettra de les contrôler avec l'intonation de la voix, notamment. Sur son stand du salon de l'électronique grand public à Las Vegas (CES), les vibromasseurs et boules de geisha côtoient des mini vibrateurs en forme de cônes glacés. L'année dernière, un tel étalage n'aurait pas eu droit de cité. Mais pour l'édition 2020, la sextech est à l'essai, après de longues tergiversations.

Les sextoys sont des appareils électroniques de grande consommation


Il y a un an, la CTA, organisatrice du salon, retirait un prix d'innovation à Osé, un prototype de sextoy qu'elle qualifiait d' « immoral, obscène et profane », se souvient Lora Haddock DiCarlo, l'inventeuse de ce double stimulateur à clitoris et point G. L'affaire avait fait du bruit et l'organisateur lui a rendu son prix. « Les sextoys sont des appareils électroniques de grande consommation, mais ils ne sont pas traités comme tels », regrette Janet Lieberman-Lu, cofondatrice de Dame Products, qui fabrique des petits vibrateurs à clitoris. « Alors qu'ils sont plus courants dans les foyers que beaucoup d'autres produits qu'on trouve au CES », note-t-elle.

Sa société a intenté une action en justice contre le métro de New York, qui autorise les publicités pour les médicaments contre l'impuissance sexuelle, et les références humoristiques à la...

> Lire la suite sur Futura