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Asie du Sud-Est: au revoir la démocratie, place à l'autocratie

© F. Raharjo / AFP

2023, Le monde qui vient (32/53). Indonésie, Birmanie, Malaisie... Renouant avec une histoire commune de l'autoritarisme, les autocrates sont de retour en Asie du Sud-Est.

Le Sud-Est asiatique a longtemps été la vitrine de toutes les variantes de l'autoritarisme, depuis la dictature communiste (Vietnam, Laos) jusqu'à la dictature capitaliste (Cambodge) en passant par la dictature militaire (Birmanie), la monarchie absolue (Brunei), le régime de parti unique (Singapour) et la démocratie clientéliste (Malaisie, Indonésie et Philippines).

Pourtant au cours de la dernière décennie la région s'est bercée de l'espoir que la démocratie avait fini par s'enraciner. Dans une série remarquable d'élections qui débuta en 2014 les électeurs exigèrent le changement et, de manière surprenante, semblèrent l'avoir obtenu. Cette année-là, les Indonésiens choisirent comme président Joko Widodo, qu'ils baptisèrent Jokowi. Cet outsider politique, n'étant issu ni d'une famille de militaires, ni de l'élite, semblait incarner l'esprit de réforme qui, quinze ans auparavant, avait clos une période de dictatures.

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Des élections légitimes... et déceptives

En 2015, les électeurs birmans votèrent massivement pour le parti de Aung San Suu Kyi, une championne de la démocratie. L'armée, qui dirigeait le pays depuis une cinquantaine d'années, l'autorisa à prendre ses fonctions. Trois ans après, les Malaisiens chassaient du pouvoir la United Malays National Organisation (Umno), un parti qui dominait la scène politique depuis l'accession du pays à l'indépendance. De manière répétée, les électeurs du Sud-Est asiatique semblaient porter des coups sévères à leurs maîtres politiques.

Pourtant cette série de coups fut loin d'être fatale. En fait, les autocrates du Sud-Est asiatique semblent aujourd'hui effectuer leur retour. Il leur arrive de revenir au pouvoir de façon illégitime. Soucieux de ne pas accroître l'influence d'Aung San Suu Kyi, le commandant en chef des forces armées birmanes a fomenté un coup d'Etat en 2021. Parfois les autocrates arrivent même à se faire élire[...]

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