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Les artistes en colère signent l'échec culturel de Macron

·2 min de lecture

EDITO - Les manifestations des professionnels de la culture le 15 décembre ont confirmé le lent désamour que les artistes français entretiennent à l'encontre d'Emmanuel Macron depuis quelques mois. Son bilan est très décevant.

L’événement n’a ému personne au-delà des frontières du boulevard périphérique mais il est éminemment symbolique. Début décembre, des artistes anonymes ont escaladé nuitamment un mur du 13e arrondissement pour apporter quelques modifications sur une fresque déjà existante. Il s’agit de la Marianne peinte par l’artiste américain Obey. Les graffeurs ont ajouté des larmes de sang à cette œuvre monumentale que le peintre avait dédiée aux victimes du Bataclan.

Quelques heures après le méfait, le maire du 13e arrondissement que l’on a pourtant connu jadis plus ouvert aux auteurs de graffitis, a promis des suites, en concertation avec Obey. Mais ce dernier n’a pas attendu très longtemps avant de faire connaitre . "Je suis aux côtés de tou.te.s celles et ceux qui protestent contre l’injustice, si c’est ce que cette action voulait être, je la comprends".

Des artistes pirates s'adressent au président

Les pirates, proches du collectif d’artistes urbains Hiya ! ont laissé ce message : "Agitez vos drones, zappez entre vos caméras, la seule chose que vous verrez c’est nos majeurs depuis les toits de la ville, de la peinture plein les fringues. Vous êtes les maris violents des valeurs que vous prétendez défendre."

L’artiste américain ne condamne pas. Il se réclame lui-même de l’art de la rue. Et il n’a pas atteint une telle cote sur le marché mondial de l’art contemporain sans un minimum d’intelligence tactique. Il sait bien que les larmes de sang ajoutées à sa Marianne s’adressent à quelqu’un d’autre. Son œuvre a été choisie depuis le début de son mandat par le président de la République Emmanuel Macron pour décorer son bureau. Elle était présente à l’image lors de plusieurs de ses interviews et allocutions, conférant par son style d’icône moderne un caractère de branchitude aux ors, pampilles et stucs de l’Elysée. Le tableau en question, une œuvre originale, n’est pas un cadeau de l’artiste au président comme on le dit parfois, mais un prêt de longue durée, fait au chef de l’E[...]

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