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Un artiste très singulier au Musée d’Art Brut

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Il y a du Tim Burton dans l'univers apprivoisé de Paul Duchein. Une fantaisie poétique débridée, peuplée de personnages imaginaires. Ou pas. Dans ses drôles de petites boîtes faites de bric et de broc, l'octogénaire Paul Duchein a concentré sa vie, ou plutôt ses mille et une vies. Rêves en boites, boîtes à rêves ?

Surréalisme

C'est à Rabastens dans le Tarn que grandit Paul Duchein. Tout jeune, il ramasse des objets bizarres et transforme une pièce de la maison familiale en cabinet de curiosités. Les premiers pas vers un art populaire qu'il défendra toujours, becs et ongles.

« J'ai une passion délirante pour cet art qui, il faut bien le dire, n'intéresse personne » confiait Paul Duchein lors de sa visite au Musée d'Art Brut, le 12 octobre.

Une passion qui prendra des chemins de traverse décisifs, du côté du surréalisme, mouvement artistique majeur prônant l'affranchissement des contraintes au profit de la spontanéité, du rêve, de l'inconscient. Les œuvres de Max Ernst, Dali, Magritte ou Chirico le fascinent, il fréquente des artistes, écrit sur l'art, découvre les Arts Premiers et l'Art Brut qu'il collectionne.

« J'ai une tendresse particulière pour l'Art Brut qui est instinctif, inventif et spontané. L'important est de faire ce qu'on veut, sans être téléguidé par des contraintes marchandes, des côtes. Je suis d'ailleurs contre le côté financier et spéculatif de l'Art. »

Récup'

Dans les années 60, Paul Duchein réalise ses première idoles dans des boites.

« Il fabrique des boites un peu sauvages, un peu brutes, poétiques et fortes. Le pli est pris analyse Marie-Odile Carpentier, critique d'art et commissaire de l'exposition. Il va construire un monde de « boites », de « reliquaires » ou de « monstrances » perchés sur une sellette. À sa manière, il invente des mondes clos et redonne vie à des objets sauvés du rebus qui sont transfigurés en

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Montpellier a son atelier-musée de l’art brut