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Artificialisation des sols: les maires en première ligne

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SERIE 2/3: Alors que le gouvernement veut ralentir le rythme de l’artificialisation des sols en France via sa loi climat, les maires sont en première ligne en matière d'urbanisme.

Gros chapitre du , la lutte contre la consommation effrénées de terres naturelles a passé une première étape mardi 16 mars. Les députés de la commission spéciale ont adopté les articles consacrés, imposant aux collectivités locales de réduire l'artificialisation des sols. Tout le millefeuille de documents d’urbanisme - les documents de planification régionale (Sraddet), les schémas de cohésion territoriale (Scot) et les plans locaux d’urbanisme intercommunaux (PLUi) - devra respecter l'objectif d’une division par deux du rythme d'artificialisation d’ici 2030, par rapport à la consommation de terres des dix dernières années. Environ 1% du territoire français est artificialisé tous les dix ans.

A terme, le gouvernement vise ainsi le "zéro artificialisation nette". Mais si l’objectif est national, ce sont les élus locaux qui se retrouvent à la manœuvre en matière d’urbanisme. Or cette future la loi climat inquiète certains confrontés aux impératifs de développement de leurs communes.

Dilemme des maires

"Les élus locaux ont beaucoup de compromis à faire", analyse doctorante en économie rattachée à l’Idri et au Cired, dont la thèse porte sur le rôle des politiques publiques dans l’artificialisation des sols. Les maires, notamment des petites communes rurales, doivent en effet assurer le développement économique, créer des emplois, mais aussi préserver leur démographie alors que la population vieillit… "L’injonction à être bâtisseur est très forte pour les maires qui ont souvent le sentiment d’être investis d’une mission à ce sujet", observe la chercheuse.

Le phénomène est d'autant plus criant que les édiles sont encore peu sensibilisés au phénomène de l’artificialisation. Selon un sondage Opinion Way réalisé début 2021, pour l’Union nationale des aménageurs (Unam) et la fédération des Scot (schémas de cohérence territorale), seuls 47% des maires de petites communes, entre 2.000 et 20.000 habitants, avaient déjà entendu parler de l'objectif "zéro artificialisation nette[...]

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