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Art. Praxitèle, le sculpteur grec qui a dévoilé le corps des femmes

·2 min de lecture

Au IVe siècle av. J.-C., dans la Grèce classique où les nus masculins ne choquaient personne, une statue de la déesse Aphrodite dans son plus simple appareil a déclenché une révolution artistique.

Elle s’appelait Mnésareté, “Celle qui se souvient de la vertu”, mais seul son nom d’artiste, “Phryné”, était connu dans toute la Grèce. C’était une hétaïre, une prostituée de luxe, la plus célèbre de son temps. Vers l’an 350 av. J.-C., Phryné s’est fourrée dans un beau pétrin : un amant l’a accusée d’impiété. Était-ce pour avoir révélé des détails des mystères d’Éleusis ? Avait-elle parodié irrespectueusement ce rite ? ou avait-elle simplement toléré qu’on la compare à la déesse Aphrodite ? Il s’agissait en tout cas d’un crime très grave, passible de la peine de mort, comme celui dont avait été accusé Socrate cinquante ans auparavant.

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Ce qui s’est passé pendant le procès varie en fonction de ceux qui l’ont raconté. Selon la version la plus piquante, Phryné a été défendue par Hypéride, l’un des dix meilleurs orateurs attiques de l’Antiquité, mais son éloquence légendaire est tombée dans les oreilles de sourds. En dernier recours, pour sauver sa cliente, Hypéride l’a dépouillée de sa tunique devant le tribunal, la montrant dans toute sa splendeur. Les sages messieurs d’Athènes l’ont aussitôt déclarée innocente.

Cette anecdote, véridique ou non, est révélatrice : dans la Grèce classique, la beauté était synonyme de vertu. Elle l’avait été du moins pendant quatre longs siècles dans le cas des hommes, qui, dans les stades, se mettaient nus pour rivaliser d’adresse sportive. Dans l’art, comme c’est souvent le cas dans le cinéma actuel, les héros hellènes étaient musclés, bien proportionnés, éternellement jeunes. En revanche, les traits disgracieux des étrangers ou des satyres renvoyaient à la corruption morale.

Le cas des femmes a toujours été plus compliqué. Les Athéniennes respectables se couvraient d’un voile et

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