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Et si on arrêtait de mépriser les enseignants !

·2 min de lecture

Gloire aux enseignants, soldats au rôle plus que jamais psychologique et social, qui montent au front tous les jours Mais la République n'a pas la reconnaissance facile.

Et si l’on disait, enfin, du bien des enseignants ? Pour qu’on se décide à leur tresser des louanges, il faut qu’ils soient assassinés. Un bon "prof" est un "prof" mort. Or les vivants se battent en première ligne depuis des mois maintenant pour assurer une mission "sacrée" - l’éducation de nos enfants - dont beaucoup de parents ont pu mesurer lors du premier confinement comme elle était ardue, au point de souhaiter très majoritairement qu’on ne ferme pas les écoles collèges et lycées.

Pour autant, en leur honneur on n’a pas entendu d’applaudissements sur les balcons, on n’a pas vu de grands cuisiniers leur apporter des petits plats ni de mères et de pères de familles leur fournir du café et des croissants. Ils mériteraient cependant de telles attentions et, à défaut, davantage de considération, de respect, ce minimum d’honneurs qui leur sont si chichement mesurés depuis qu’ils ont dégringolé dans l’échelle des salaires et de la hiérarchie sociale. Rendons-leur cette élémentaire justice de les rehausser d’abord dans notre estime pour service rendu à la Nation et à notre avenir. Gloire à ces soldats-là qui montent au front tous les jours dans l’indifférence triste des commentaires convenus.

Toujours des yeux derrière la tête

Commençons par parler avec eux de ce qu’ils vivent, subissent quotidiennement depuis plus d’un an maintenant. L’angoisse qu’ils ressentent, mais qu’ils dissimulent, pour ne pas inquiéter leurs élèves qui le sont déjà assez comme cela. Ce n’est pas à la mort de faire la classe, mais à la vie de trouver sa juste place de sérénité. C’est un combat journalier que de ne rien laisser deviner de ses "propres" peurs. Trouver l’attitude adéquate, les regards bienveillants, les bons mots. Elever, relever sans cesse les gestes barrières qu’en famille on laisse trop souvent tomber. "Remets ton masque sur le nez", a remplacé le sempiternel "arrête de te balancer sur ta chaise". La pédagogie perroquet incontournable. La règle, c’est la règle sans plus pouvoir [...]

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