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Arianespace se relance à Baïkonour

Kazakhstan. Sous le soleil blanc que décrivait Youri Gagarine, le héros local, la steppe déserte à perte de vue est plus exotique que la forêt guyanaise pour la délégation d'Arianespace. Depuis 2013, Kourou était la base de tir exclusive des trois fusées qu'elle exploite, la grosse Ariane, la petite Vega et le modèle intermédiaire, le Soyouz, légendaire et increvable lanceur russe. Pour honorer le plus gros contrat commercial de son histoire, signé avec la société établie à Londres OneWeb, 20 lancements en quelques mois, ­Kourou ne suffisait plus. Arianespace est donc retourné à Baïkonour, sur ce cosmodrome perdu à quelque 1.200 kilomètres de la capitale kazakhe, Astana, ­rebaptisée le 1er janvier Nur-Sultan.

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Cette semaine, dans la nuit de jeudi à vendredi, un tir de Soyouz effectué par le français a déchiré le ciel du Kazakhstan pour mettre en orbite 34 satellites conçus par OneWeb. Ce printemps, une nouvelle fusée emportera un troisième lot depuis Vostochny, près de la frontière chinoise, une autre base russe à partir de laquelle ­Arianespace n'a jamais opéré.

Un Internet très haut débit à l'échelle planétaire

Le nombre de satellites que OneWeb veut envoyer dans l'espace est inédit pour le lanceur français. Le contrat porte sur une constellation de 640 engins placés en orbite basse à 1.200 kilo­mètres de la Terre. Elle doit permettre à l'opérateur de fournir dès la ­mi-2021 un service Internet de très haut débit à l'échell...


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