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Argentine: le président tente de dénouer une crise gouvernementale

·3 min de lecture
Plusieurs dizaines de milliers de personnes manifestent le 16 septembre 2021 à Buenos Aires pour réclamer de meilleures conditions de vie, en pleine crise gouvernementale (AFP/RONALDO SCHEMIDT)

Le président argentin Alberto Fernandez tentait jeudi de sortir d'une crise gouvernementale provoquée par le revers électoral de sa majorité lors des primaires des partis organisées en vue des législatives de novembre.

La veille, cinq ministres ont présenté leur démission au président péroniste de centre gauche, trois jours après les primaires des partis d'où la coalition au pouvoir est ressortie fragilisée.

Créé en 2009, le système de primaires générales pour tous les partis politiques, le même jour et à l'échelle nationale, est une particularité argentine. Le vote étant obligatoire, ces primaires sont un baromètre grandeur nature avant un scrutin.

Face à l'initiative des cinq ministres, proches de la vice-présidente Cristina Kirchner, le chef de l'Etat, au pouvoir depuis fin 2019, a appelé jeudi son gouvernement à mettre de côté les "différends".

"Nous devons donner des réponses en honorant l'engagement que nous avons pris en décembre 2019 face à la société. Ce n'est pas le moment de soulever des différends qui nous détournent de cette voie", a écrit M. Fernandez sur Twitter.

"La gouvernance se poursuivra comme je l'entends. C'est pour cela que j'ai été élu", a ajouté le chef de l'Etat qui s'est gardé, à ce stade, d'accepter ces démissions.

"Je suis ici pour vous informer officiellement que le président de la nation, Alberto Fernandez, n'a accepté aucune des démissions présentées", a déclaré à la presse Vilma Ibarra, responsable des affaires juridiques à la présidence, ajoutant que le chef de l'Etat se prononcerait en temps voulu.

La démarche des cinq ministres est interprétée par des analystes comme une forme de pression de l'ex-présidente argentine (2007-2015) sur M. Fernandez pour obtenir de lui un remaniement ministériel.

M. Fernandez et Mme Kirchner "ne se font pas confiance et pensent que l'autre garde des cartes dans sa manche", estime l'analyste politique Carlos Fara.

- "Manque d'emplois" -

Parallèlement, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Buenos Aires pour réclamer de meilleures conditions de vie, à constaté l'AFP.

L'appel à manifester avait été lancé par des syndicats et mouvements de gauche qui ont mobilisé de nombreux habitants des quartiers populaires de la capitale. Ces derniers réclament des emplois et plus d'aides pour faire face aux conséquences de la pandémie de coronavirus.

"Je ne suis ni pour ni contre le gouvernement (...) Nous voulons travailler, nous voulons des usines", a déclaré à l'AFP Gisela, mère de trois enfants, originaire de la banlieue sud de Buenos Aires.

Des mouvements péronistes avaient initialement appelé à manifester en soutien au président devant la Casa Rosada, le siège de gouvernement. M. Fernandez leur a demandé de s'abstenir pour faire baisser la tension.

Le mécontentement de la population à l'égard du gouvernement ne cesse de croître dans un pays en récession depuis 2018 où le Produit intérieur brut (PIB) a chuté de 9,9% en 2020 en raison de la pandémie.

Dimanche, à deux mois des législatives du 14 novembre, la coalition au pouvoir a recueilli 31% des suffrages. En face, la coalition de centre droit de l'ex-président Mauricio Macri (2015-2019) a obtenu 40% des voix.

Cette dernière a fortement progressé dans la province de Buenos Aires, la plus grande circonscription électorale du pays, considérée comme un bastion du parti de M. Fernandez.

"Je ne sais pas pourquoi ils ont été surpris" par les résultats du scrutin, a déclaré à l'AFP Eduardo Belliboni, membre d'un syndicat qui participait à la manifestation dans la capitale.

"Cela se voit qu'ils ne vivent pas dans les quartiers de nos camarades car n'importe qui pourrait constater l'indignation face au manque d'emplois et d'éducation", a-t-il ajouté.

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