Publicité
La bourse est fermée
  • CAC 40

    7 724,32
    +97,19 (+1,27 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    5 043,02
    +66,89 (+1,34 %)
     
  • Dow Jones

    40 000,90
    +247,15 (+0,62 %)
     
  • EUR/USD

    1,0910
    +0,0040 (+0,37 %)
     
  • Gold future

    2 416,00
    -5,90 (-0,24 %)
     
  • Bitcoin EUR

    55 030,37
    +1 126,18 (+2,09 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 250,77
    +52,20 (+4,35 %)
     
  • Pétrole WTI

    82,18
    -0,44 (-0,53 %)
     
  • DAX

    18 748,18
    +213,62 (+1,15 %)
     
  • FTSE 100

    8 252,91
    +29,57 (+0,36 %)
     
  • Nasdaq

    18 398,45
    +115,04 (+0,63 %)
     
  • S&P 500

    5 615,35
    +30,81 (+0,55 %)
     
  • Nikkei 225

    41 190,68
    -1 033,34 (-2,45 %)
     
  • HANG SENG

    18 293,38
    +461,05 (+2,59 %)
     
  • GBP/USD

    1,2989
    +0,0074 (+0,58 %)
     

"Après ce sera l'Alsace?": Tanguy déplore le discours de Macron sur "l'autonomie" de la Corse

Lou BENOIST / AFP

"De vaines promesses de politiciens qui peuvent abîmer la France". Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement national, tance sévèrement Emmanuel Macron, après que le président de la République s'est prononcé ce jeudi à Ajaccio en faveur d'une "entrée dans la Constitution de la Corse", tout en plaidant pour une "autonomie" de l'île.

"Je crois que le vrai problème des Corses aujourd’hui, c’est de pouvoir bénéficier enfin d’un développement économique, d’investissements dans la culture, les infrastructures, dans l’eau, d'une autonomie énergétique", juge le président délégué du groupe RN à l'Assemblée nationale sur France 2.

"Ça m'inquiète beaucoup"

Si une telle décision devenait effective - ce qui est loin d'être le cas pour l'instant, puisqu'une modification de la Constitution, hors référendum, doit réunir 3/5e du Congrès - elle créerait un précédent aux yeux de Jean-Philippe Tanguy. "Après ce sera l'Alsace, les Basques, peut-être les territoires d'outre-mer?", interroge-t-il, notant que le président de Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, a déjà réclamé "la même chose" que la Corse pour sa région.

PUBLICITÉ

Si Emmanuel Macron a plaidé pour une autonomie "ni contre l'État, ni sans l'État", cet ancien proche de Nicolas Dupont-Aignan ne se montre guère convaincu. "Ça ne veut rien dire", juge-t-il, avant de développer:

"Le fait que le président de la République ne parle que de l’État, d’institutions, et ne parle jamais de notre récit national, de notre appartenance commune, je dois dire que ça m’inquiète beaucoup."

En toute logique, les sénateurs et députés RN ne devraient pas voter en faveur de telles dispositions, à moins qu'il y ait "une volonté des Corses qui se manifeste peut-être à travers un scrutin local", d'après Jean-Philippe Tanguy. Avant que le Parlement n'ait à se prononcer, les élus locaux et le gouvernement doivent bâtir "un texte constitutionnel et organique" dans les six mois. Ensuite, un éventuel vote favorable du Congrès se jouera à peu de choses. LR étant opposé à une autonomie, Emmanuel Macron devra convaincre la gauche dans son ensemble pour espérer faire passer ce texte.

Article original publié sur BFMTV.com