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Après la rencontre à Saint-Denis, l’énorme décalage entre la Macronie et les oppositions

Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran s’est réjoui d’une rencontre qui « pourrait bien marquer l’histoire politique, voire démocratique ». Mais dans les partis d’opposition, tout le monde reste sur sa faim.

POLITIQUE - Une salle, deux ambiances après la rencontre organisée au lycée de la Légion d’honneur de Saint-Denis. Ce jeudi 31 août, au lendemain d’une réunion de douze heures entre Emmanuel Macron et les onze chefs des partis politiques, chacun livre sa lecture de la rencontre : entre enthousiasme d’un côté et fortes attentes de l’autre, le décalage est flagrant.

« Quelque chose s’est passé hier qui pourrait bien marquer l’histoire politique voire démocratique de notre pays. » Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran ne tarit pas d’éloges : « Des gens qui ne se parlent pas, qui ne se comprennent pas, qui ne pensent pas la même chose et même se combattent (...) ont décidé de se parler à huis clos. C’est quelque chose qui n’était jamais arrivé dans l’histoire de notre pays », salue-t-il sur franceinfo.

Invité en même temps sur LCI, le président du MoDem François Bayrou se montre tout aussi satisfait : les échanges ont été « très constructifs, apaisés, avec par moments de l’humour », assure-t-il, évoquant des « signes d’assentiments de gens qui n’auraient jamais pu penser se trouver d’accord sur quelque chose ». « On s’est aperçus qu’il y avait un chemin, au moins pour qu’on discute ensemble des fondamentaux, pas d’un texte. Une discussion civique », ajoute Bayrou.

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Sur ce point, les oppositions sont d’accord : les échanges ont été « francs », a reconnu le chef du PCF Fabien Roussel sur RTL ce jeudi matin. Un avis que partage son homologue de La France insoumise Manuel Bompard ainsi que celui du Rassemblement National Jordan Bardella. Du côté de LR, Éric Ciotti a lui salué un exercice « opportun ». Ce qui ne l’empêche pas de s’interroger : « Je ne sais pas sur quoi tout ça va déboucher », souligne-t-il sur le plateau de France 2 après une courte nuit.

Des discussions « franches » mais pour quoi faire ?

C’est le principal point soulevé par l’ensemble des partis d’opposition. « Je ne peux pas dire maintenant que ça n’a servi à rien. On s’est parlé, et se parler c’est déjà une bonne chose », assure Fabien Roussel. Néanmoins, « je souhaite que les choses que nous avons dites au président de la République puissent se traduire, au moins qu’il puisse y répondre par oui ou par non ou que l’on puisse ouvrir des pistes de travail sur d’autres sujets », ajoute-t-il.

« Tout cela doit se traduire maintenant concrètement », insiste aussi Éric Ciotti. À la droite extrême, Jordan Bardella s’est dit « dans l’incapacité » de préciser sur quoi les débats déboucheraient. « Il n’y a pas de conclusion pour l’instant », a-t-il dit.

La gauche est encore plus sceptique. « On est venus, on a vu et on a été déçus », a déclaré à sa sortie la secrétaire nationale d’Europe écologie-Les Verts Marine Tondelier. « À la sortie, on a créé beaucoup de groupes de travail, renvoyé à beaucoup de discussions ultérieures mais en douze heures, il n’y a rien de nouveau sous le soleil ni sur le plan social, ni environnemental. Et sur le plan institutionnel, on a eu de longs échanges mais c’est en énorme décalage avec ce qu’attendent les Français », pointe-t-elle. « J’ai eu le sentiment pendant douze heures d’être un peu sur la planète Mars », abonde Manuel Bompard. « C’était franc, mais ça n’aboutit à ce stade sur rien », résume-t-il. « On est loin du grand soir », partage le socialiste Olivier Faure.

« Pas de réponse binaire en oui ou non »

Ce scepticisme ne semble pas avoir de prises dans le camp présidentiel. « Lorsque des opposants disent qu’ils ne sont pas convaincus, cela veut dire [que] cela les a intéressés et qu’il faut aller plus loin. C’est ce que tous les participants ressentaient », veut croire François Bayrou. Emmanuel Macron « a fait plus » qu’accepter des propositions des oppositions, assure le maire de Pau, « il a donné plusieurs orientations en indiquant que dans ce format-là on continuerait à approfondir plusieurs sujets. »

Mais la gauche s’agace déjà de voir certaines portes fermées, sur un référendum sur la réforme des retraites, le blocage des prix ou une hausse des salaires. Sur ce dernier point, l’hypothèse d’une conférence sociale – évoquée par l’Élysée – n’a pas été confirmée par Manuel Bompard : « Ce n’est pas ce que j’ai entendu », a-t-il dit, ajoutant que « rien n’était clair, en vérité, dans les réponses du président ». Olivier Véran a simplement indiqué que « la porte n’a pas été fermée » sans s’avancer davantage.

« Il n’y a pas eu de réponses binaires en oui ou non », a résumé le porte-parole du gouvernement. Il a renvoyé à la tenue du séminaire gouvernemental le 6 septembre « pour aborder ces questions avec l’ensemble des ministres de manière à concrétiser les choses ». « Nous verrons comment les retours font se faire, dans les prochaines heures et les prochains jours », ajoute-t-il.

À la fin du sommet, Emmanuel Macron a fait savoir qu’il ferait « parvenir dans les prochains jours une lettre synthétisant les échanges et les titres de travail proposés, que chacun pourra amender, pour poursuivre » les discussions, selon son entourage. « Tout le monde a d’ores et déjà accepté de se revoir sur le même format, dans les mêmes conditions », ajoute-t-on de même source. Ce que les intéressés n’ont point confirmé à ce stade.

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