Macron promet à Zelensky de nouvelles livraisons d'armes

Laurent Zabulon/POOL/SIPA

Après ses visites à Rome samedi et en Allemagne dimanche, le président ukrainien Volodymyr Zelensky fait une visite surprise à Paris dimanche soir pour un diner de travail tardif avec Emmanuel Macron. Des déplacements qui interviennent alors que l'Ukraine prépare sa contre-offensive contre la Russie et a besoin de toujours plus de soutien militaire de la part de ses alliés.

Dès son arrivée sur le tarmac de l'aéroport de Vélizy-Villacoublay, accueilli par la Première ministre Elisabeth Borne et par la ministre des Affaires étrangères, Catherine ColonnaVillacoublay vers 21h30, le président ukrainien a twitté pour annoncer son diner avec son "ami Emmanuel". "À chaque visite, les capacités défensives et offensives de l'Ukraine s'étendent. Les liens avec l'Europe se renforcent, et la pression sur la Russie s'intensifie", a-t-il ajouté.

Dons de chars et blindés légers

A t'il obtenu ce qu'il est venu chercher? Le communiqué de déclaration commune indique que "le soutien militaire que fournit la France depuis le début de la guerre pour permettre à l’Ukraine de se défendre se poursuit et de nouvelles livraisons sont en préparation pour tenir compte en permanence des besoins les plus urgents et les plus immédiats de l’Ukraine dans le renforcement de ses capacités de défense. La France vise à fournir des capacités complètes dans tous les domaines. Dans les semaines à venir, la France formera et équipera plusieurs bataillons avec des dizaines de véhicules blindés et de chars légers, dont des AMX-10RC. En outre, la France concentre ses efforts sur le soutien des capacités de défense aérienne de l'Ukraine afin de défendre sa population contre les frappes russes. En plus de sa contribution nationale, la France participe activement aux mesures de l'Union européenne et de l'OTAN en matière d'assistance militaire à l'Ukraine et de formation des soldats ukrainiens."

L'armée française a pour programme en 2023 de former 2000 soldats ukrainiens en France et 4000 en Pologne. La question des avions de combat a été abordée, mais il est signalé que les pilotes ne sont pas formés et que ce serait donc prématuré. A l'Elysée, on insiste plutôt sur le besoin de munitions et la mobilisation de l'industrie franàçaise et européenne, notamment pour la fabrication d'obus.

Cependant, à l'Elysée, on souligne que pour des raisons d'efficacité militaire, passant aussi par [...]

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