La bourse est fermée

Après l'internet des objets, voici l'internet de l'énergie

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La demande d'électricité a toujours été prévisible et son prix inélastique à court terme. Si on ne veut que du renouvelable, intermittent par nature (éolien, solaire), il faudra bien que la demande s'adapte à l'offre. Et ce n'est pas le seul défi. L'éolien et le solaire ont une autre caractéristique : ce sont des productions décentralisées qui réduisent le rôle joué par les grands producteurs d'électricité. Ils modifient aussi le rôle des réseaux de distribution et de transport. Le système tout entier devra être plus intelligent et plus flexible (techniquement et économiquement). Car les consommateurs peuvent devenir producteurs et vendre leur surplus au réseau. Ils peuvent aussi accepter d'être flexibles et ne pas toujours prendre au réseau l'électricité dont ils ont besoin au moment où ce besoin se manifeste. Ils peuvent stocker de l'énergie dans la batterie de leur véhicule électrique et le rendre au réseau si celui-ci en a besoin (un moyen inattendu de résoudre le défi du stockage de l'électricité renouvelable et intermittente).

De nouveaux types d'intermédiaires

Pour que demande et offre se parlent d'égal à égal, ce n'est pas consommateur par consommateur que cela se fera. Ce ne serait pas efficace : de nouveaux types d'intermédiaire voient le jour, les agrégateurs, les revendeurs et les communautés d'énergie et même des micro-réseaux. Ils donnent aux consommateurs qui y adhèrent des effets d'échelle efficaces. De nouveaux outils comme les plateformes de trading ou les blockchains sont aussi nécessaires.

L'Internet de l'énergie, pour le CERRE (Center on Regulation in Europe) qui travaille sur la convergence des régulations des industries de réseau et qui y a consacré une étude, c'est un peu tout cela : un réseau d'appareils connectés permettant une gestion efficace du système énergétique par la collecte, l'analyse, la surveillance et l'exploitation de données en temps réel. Ce sont ces intermédiaires

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