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Après l’offensive d’Astek, Atos dénonce une opération de "déstabilisation"

STEPHANE MAHE

Un consortium d'industriels a signifié son intérêt pour Evidian, le pôle regroupant les activités cybersécurité et big data de l'entreprise de services numériques. Dans le camp d'Atos, on évoque une tentative de déstabilisation.

L’irritation est très perceptible au sommet d’Atos. En cause, l’information parue dans le JDD, dimanche, évoquant l’intérêt d’un consortium industriel pour son pôle Evidian qui regroupe les activités cyber et big data du groupe. Officiellement, l’entreprise de services numériques (ESN) ne fait aucun commentaire, mais le malaise gonfle. "La ficelle est un peu grosse, s’emporte un proche du dossier. C’est un élément de plus dans la tentative de déstabilisation d’Atos et c’est très grave : Atos est une entreprise cotée et ce type d’initiative est en contradiction avec les règles de l’Autorité des marchés financiers sur la confidentialité des opérations financières".

"Simple marque d'intérêt"

Dans les faits, Astek, un groupe de technologie français réalisant 500 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 7.000 salariés, s’est mis sur les rangs pour étudier l’entrée au capital d’Evidian. Son président, Julien Gavaldon, affirme avoir fait "une demande auprès d’Atos permettant d’évaluer le dossier". Autour de lui, l’homme d’affaires aurait réuni plusieurs industriels, dont Olivier Dellenbach, le fondateur du groupe de cybersécurité ChapsVision. "Il s’agit pour l’instant d’une simple marque d’intérêt, d’explorer l’opportunité de racheter Evidian, explique ce dernier. Nous sommes des industriels avec une réflexion sur la souveraineté et l’envie de trouver une solution permettant de sortir de cette situation par le haut tout en préservant les actifs d’Atos en France".

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L’allusion à Airbus est à peine voilée. Le groupe d’aéronautique franco-allemand est en "discussion préliminaire" pour prendre jusqu’à 29,99% du capital d’Evidian. "Le management d’Atos espérait obtenir une offre de principe le 19 janvier, mais l’échéance a finalement été repoussée au 31 janvier", affirme un bon connaisseur de l’entreprise. L’ESN espère valoriser Evidian entre 6 et 7 milliards d’euros, ce qui lui perme[...]

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