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Après les législatives, Macron face à l’impossibilité de gouverner

Mohammed BADRA/POOL/AFP

EDITO - En ayant négligé la campagne, le président est le grand responsable de l’échec aux législatives, qui risque de l’empêcher de réformer. A lui de prendre l’initiative pour tenter de sortir de ce piège.

Les avertissements n’avaient pas manqué. Venus d’amis ou d’ennemis. De conseillers même, en ou hors cour. A mi-mot pour les plus timorés, avec insistance plus rarement pour les audacieux point exilés. Mais le "monarque républicain" confortablement réélu ne voulait rien entendre. A peine écouter. Seul encore une fois -avec son grand chambellan Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée-, il avait et de nouveau gagné. Belote et rebelote… avec les législatives ça ne pouvait faire que dix de der.

Macron II allait remporter mécaniquement la partie. Pas même besoin de trop s’employer. Ça ne lui avait pas si mal réussi, pour sa réélection inédite, de ne pas céder aux suggestions "peureuses" des angoissés. Un royal immobilisme du haut de son Olympe suffisait à en imposer au bon peuple alors que s’agitaient les minuscules ambitieux à ses pieds. Il nous avait livré son auguste prophétie il y a des mois de cela: "Si je suis réélu, la majorité aura la majorité. Facilement. Largement." Et il faut avouer que nous l’avions cru. Pourtant…

Pourtant, nous savions bien qu’une élection ne se gagne que si on la dispute. La victoire, il faut aller la chercher. Et ne pas se contenter d’une campagne furtive. Les Français n’aiment pas qu’on ne montre pas de désir puissant envers eux. Nombre de macronistes s’en inquiétaient et nous assuraient avoir répercuté leur inquiétude. Avec ces mots: "On ne sait pas quel est le projet du président." Ou encore: "Il n’y a pas de récit du futur sinon celui d’une pseudo évidence."

Les candidats macronistes sur le terrain s’époumonaient à vanter la solidité "du protecteur de l’Elysée", "son intelligence et ses capacités d’adaptation exceptionnelles". L’homme idéal pour faire face aux crises. D’ailleurs, en Ukraine, il faisait claquer les drapeaux français et européens en défi à l’agresseur poutinien. Comment ne pas saluer le chef d’Etat, chef des Armées, quand ses concurrents eux s’étaient couchés devant l’ours russe? Mais en France il n’était pas l[...]

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