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Après Israël et la Cisjordanie, Macron est arrivé en Jordanie où il va rencontrer le roi à Amman

Après Israël et la Cisjordanie, Macron est arrivé en Jordanie où il va rencontrer le roi à Amman (Photo d’Emmanuel Macron à sa sortie de l’avion à Amman le 24 octobre 2023)
CHRISTOPHE ENA / AFP Après Israël et la Cisjordanie, Macron est arrivé en Jordanie où il va rencontrer le roi à Amman (Photo d’Emmanuel Macron à sa sortie de l’avion à Amman le 24 octobre 2023)

INTERNATIONAL - Deuxième jour de voyage au Proche-Orient. Le président français Emmanuel Macron poursuit ce mercredi 25 octobre à Amman un déplacement visant à prévenir l’escalade militaire après l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre.

À Amman, il doit évoquer mercredi matin avec le roi de Jordanie, Abdallah II, la réactivation du « processus politique » en vue d’une « solution à deux États », palestinien et israélien, vivant en paix et en sécurité côte à côte, a précisé la présidence française.

Il sera reçu par le roi de Jordanie, Abdallah II, à 11H00 (08H00 GMT) et pourrait aussi rencontrer le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

Afficher une politique équilibrée

Mardi en Israël, il a présenté les condoléances d’un « pays ami, éploré devant l’acte terroriste le plus terrible de votre Histoire ». Il s’est également rendu en Cisjordanie occupée chez le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour marquer aussi son soutien au peuple palestinien.

« Une vie palestinienne vaut une vie israélienne », a-t-il martelé en appelant Israël à mesurer sa riposte à Gaza après l’attaque qui a fait plus de 1.400 morts, en grande partie des civils, dont 30 ressortissants français. Neuf Français sont en outre portés disparus et probablement otages du Hamas à Gaza.

« Je vois, j’entends les souffrances des populations civiles à Gaza », a-t-il ajouté alors que les Gazaouis se retrouvent pris au piège des bombardements israéliens visant le Hamas. « Nous vous exhortons, président Macron, à faire cesser cette agression », a répondu Mahmoud Abbas.

Emmanuel Macron, rattrapé lui-même par des attentats islamistes en France, a donc pris soin d’afficher une politique équilibrée dans la région, avec l’ambition d’y jouer un rôle pour tenter de surmonter le séisme provoqué par l’attaque du Hamas.

La fameuse « solution à deux États »

Il souhaite ainsi réactiver la « solution à deux États », palestinien et israélien, qui semblait devenue caduque ces dernières années sur fond de normalisation progressive des relations entre Israël et pays arabes voisins.

« Il est difficile en ce moment de parler de la reprise d’un processus de paix », a-t-il concédé alors qu’Israël panse encore ses plaies après des massacres sans précédent de civils sur le sol israélien. « Mais elle est plus que jamais nécessaire » pour éviter que les « groupes terroristes les plus radicaux » ne continuent à prospérer, a-t-il déclaré à Ramallah.

« Il ne peut y avoir de paix durable s’il n’y a pas la reconnaissance du droit légitime du peuple palestinien de disposer d’un État », a-t-il insisté.

Coalition contre le Hamas

Emmanuel Macron entend aussi tester auprès des pays de la région sa proposition d’une « coalition » internationale pour « lutter » contre le mouvement islamiste palestinien Hamas.

Selon son entourage, il s’agirait de créer une nouvelle coalition, ou d’étendre au combat contre le Hamas celle qui existe depuis 2014 pour lutter contre le groupe État islamique en Syrie et en Irak, à laquelle participent Paris mais aussi des pays arabes.

Pour l’heure, les experts doutent de la possibilité d’étendre ou répliquer la coalition visant Daech.

De nombreux pays arabes ne partagent pas la position des Occidentaux sur le Hamas. Certains sont en outre ouvertement hostiles à Israël, notamment Bagdad, qui ne reconnaît pas l’existence-même du pays.

Face à un risque d’embrasement du conflit, le président français a aussi appelé l’Iran, puissant soutien du Hamas, et ses alliés régionaux, le Hezbollah libanais et les Houthis au Yémen, à « ne pas prendre le risque d’ouvrir de nouveaux fronts ».

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