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Après le festival du film Sundance, la Berlinale s’ouvre en mode virtuel

·4 min de lecture

Alors que la plupart des festivals, à commencer par Cannes, ont dû être annulés en 2020, l'un des festivals les plus importants du monde du cinéma, le Festival de Berlin, a ouvert ses portes lundi 1er mars… en mode virtuel. Après le festival du cinéma indépendant de Sundance en février, c’est le premier festival de cette ampleur à se tenir en non présentiel, mais avec, tout de même, une compétition de 15 films et un jury composé exclusivement d'anciens lauréats de l'Ours d'or.

En cette année si particulière, les festivals de cinéma aussi doivent se réinventer. Le festival du cinéma indépendant de Sundance, dans l’Utah, aux États-Unis, avait repoussé ses dates pour finalement se terminer le 3 février. L’édition 2021 s’est déroulée surtout en mode virtuel, mais les organisateurs ont quand même gardé quelques projections en salles à Park City et Salt Lake City et dans une vingtaine d’autres villes, avec un nombre de spectateurs très restreint et rajouté des séances dans des drive-in et des cinémas en plein air.

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Résultat : lors de cette édition devenue hybride, mais restée payante (15 dollars le billet), 73 longs métrages ont été projetés, donc sensiblement moins que les 120 en 2020. En revanche, Sundance s’est réjoui de l’âge des festivaliers (48% ont eu entre 18 et 34 ans) et surtout du fait que le nombre de visiteurs réunis sur place et en ligne a plus que doublé par rapport à l’édition précédente. Avec 251 331 vues enregistrées, le festival pense avoir séduit 500 000 spectateurs sur le territoire américain. En plus, les conférences et discussions, accessibles dans le monde entier, ont réuni environ 66 000 personnes dans 120 pays. Pour toutes les offres de l’édition 2021, le festival affiche un nombre total de 600 000 spectateurs, comparé aux 260 000 spectateurs en 2020.

La 71e Berlinale entièrement en mode virtuel

Épidémie oblige, la Berlinale a également vu ses dates décalées, de février à début mars. Mais surtout, entre le 1er et 5 mars, le festival se déroulera uniquement sur un mode virtuel, sans stars et sans strass. Cette 71e édition, les participants, qu’ils soient journalistes ou professionnels du cinéma, la vivront chez eux, devant leur ordinateur.

Carlo Chatrian, directeur artistique de la Berlinale a préféré tout miser sur un festival en deux temps : en virtuel en mars et en présentiel début juin : « On a pris en considération d’autres hypothèses, mais, à la fin, on a trouvé cette formule en deux étapes où il s’agit d’un seul programme qui est présenté à deux moments différents. D’abord aux professionnels, et à un deuxième moment, ce qui est aussi essentiel pour nous, de pouvoir le montrer dans des salles en juin. »

Quinze films sont en compétition cette année, pour l’essentiel venus d’Europe, dont 5 films allemands et 3 films français : Albatros, de Xavier Beauvois, Petite Maman, de Céline Sciamma, et Memory Box de Khalil Joreige et Joana Hadjithomas. C’est la première fois bien sûr que la cinéaste franco-libanaise présente l’un de ses films dans des conditions si particulières. « C’est très étrange comme moment. Et puis, c’est le moment de la première, justement. Tout à coup, le film sort, on le voit, il rencontre des gens. Là, ce n’est pas le cas. »

Pour les professionnels du cinéma aussi, un festival est toujours un mélange de travail intense et de moments plus festifs. Rien de tel cette année, avoue Nicolas Brigaud-Robert, exportateur : « Les acheteurs sont aussi des spectateurs, c’est-à-dire qu’ils voient des films dans des conditions de cinéma, dans une salle, avec d’autres acheteurs, leurs concurrents. L’émulation se fait à ce moment-là. Cela, ce sont des choses qui, à distance, sans réunir l’ensemble de la profession dans un même lieu, dans un même temps, c’est un désavantage, pas seulement pour nous producteurs ou exportateurs, mais aussi pour les acheteurs eux-mêmes qui doutent. »

C’est donc parti pour cinq jours de visionnages intensifs et de conférences zoom. Quant au jury, composé exclusivement d’anciens lauréats de l’Ours d’or, la plus haute récompense du festival, il rendra son verdict ce vendredi. La cérémonie officielle de remise des prix devrait, normalement, se tenir début juin, date à laquelle le mini festival, ouvert au public, devrait se tenir dans les salles de la capitale allemande.