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Après avoir promis le contraire, Xi Jinping écarte les femmes du pouvoir

AFP - Noel CELIS

Le nombre de responsables féminines recule au sein des instances du parti. Un sexisme institué.

Dans les années 1980, Chen Muhua fut l’une des rares Chinoises à occuper un rôle dirigeant au niveau national, officiant un temps comme Première ministre adjointe. Par la suite, devenue présidente de la Fédération nationale des femmes de Chine, organisme dirigé par le Parti, elle critiqua le trop petit nombre de femmes au gouvernement et promit des réformes. Ça n’a pas été le cas. Pourtant, lors de son discours devant le congrès du Parti communiste chinois (PCC) le 16 octobre, le président Xi Jinping a réitéré les promesses de Chen Muhua et déclaré qu’il allait sélectionner et promouvoir des responsables féminines. Il n’en a rien fait.

La nouvelle direction du parti, dévoilée les 22 et 23 octobre, ne comprend qu’une poignée de femmes. Personne ne s’attendait à ce qu’une d’elles figure parmi les sept membres du comité permanent du bureau politique, qui n’en a jamais compté. Mais pour la première fois depuis vingt-cinq ans, les 24 membres du bureau politique sont tous des hommes, alors que cet organisme comprenait toujours symboliquement une femme. Et parmi les 376 membres du comité central, on ne trouve que 33 femmes. Alors qu’elles constituent près du tiers des membres du parti, elles sont sous-représentées, même dans les instances locales et régionales.

La Chine a perdu une vingtaine de place en 10 ans

Selon le "Rapport 2022 sur les inégalités mondiales de genre", publié par le Forum économique mondial, la Chine se classe au 80e rang en termes de représentation féminine au Parlement, alors qu’elle était 57e il y a dix ans. Pour les postes ministériels, la Chine est passée du 86e au 139e rang. Victor Shih, de l’université de Californie, à San Diego, estime qu’il n’y a qu’une explication, le sexisme: "L’égalité hommes-femmes est l’une des dernières priorités du gouvernement."

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