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Après 23 ans d'alliance, comment Renault va perdre son pouvoir chez Nissan

Christian Hartmann

Un conseil opérationnel de l'Alliance Renault-Nissan est prévu le 26 janvier à Yokohama, siège de Nissan. Un accord définitif pourrait être annoncé fin janvier. Le rééquilibrage des participations entre Renault et Nissan entraîne la totale remise en cause des liens établis en mars 1999.

Un conseil opérationnel de l'Alliance Renault-Nissan est prévu le 26 janvier à Yokohama, siège de Nissan. Les rencontres au sommet lors de ce conseil devraient permettre de peaufiner les accords entre les deux partenaires. Chez Renault, on espère une signature "à la fin du mois". Les derniers points de blocage qui persistaient côté nippon ont été levés, indique ce mardi l'AFP. Les discussions pour une complète refonte de l’Alliance entre Renault et Nissan traînent en longueur. Elles s’étaient accélérées fin août. Renault espérait un accord en novembre, puis avant la fin de l’année dernière. Mais las.

Il est vrai que la question est fondamentale. Il s’agit en effet d’un rééquilibrage d’une Alliance dominée structurellement par Renault depuis vingt trois ans, alors que les deux groupes ont côtoyé le divorce après l’arrestation de leur patron commun, Carlos Ghosn, en novembre 2018. Objectif aujourd'hui : que chacun des deux constructeurs détienne 15% de l’autre ! Ce brûlant et stratégique dossier a été évoqué lundi 9 janvier entre le Premier ministre japonais Fumio Kishida et le président français Emmanuel Macron. L'État français possède en effet 15% du constructeur tricolore, lequel détient 43,4% de Nissan. Le Japonais possède 15% de Renault en échange, mais il ne bénéficie d’aucun droit de vote. Les quelque 28% du capital de Nissan que Renault s'engagerait à vendre seront d'abord placés dans un trust créé à cet effet.

Impérialisme de l'Etat français

La partie japonaise s’est constamment méfiée des intentions "impérialistes" de l’Etat français. On n’a toujours pas digéré dans l’archipel le coup de force d’Emmanuel Macron en 2015, alors qu‘il était ministre de l’Economie de François Hollande. L’Etat avait brutalement accru sa participation dans le constructeur au losange de 15 à 19,74% et ses droits de vote à 23,2%. Le but était alors d'obtenir (provisoirement) une minorité de blocage lui permettant de faire passer en assemblée générale les droits de vote double prév[...]

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