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Apprentissage: quand l’Etat rate sa cible

© Randall Hill / Reuters

Les contrats en alternance explosent avec la simplification du dispositif. Pourtant les secteurs et les jeunes qui en profitent le plus ne sont pas ceux qui devraient être prioritairement visés.

De l’eau versée sur du sable? Presque. En tout cas, le rapport de la Cour des compte sur la formation en alternance rendu public le 22 juin dresse un constat critique sur cette voie en plein essor. C’est pourtant l’un des marqueurs forts de la majorité présidentielle avec plus de 730.000 contrats signés en 2021, soit deux fois plus qu’en 2019. Elle permet à un jeune d’apprendre un métier entre formation théorique à l’école et mise en pratique dans l’entreprise, tout en étant rémunéré. "Il appartient à l’Etat d’assumer ses responsabilités (...) en clarifiant sa stratégie et en garantissant la soutenabilité de son financement", somme le président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, dans un référé adressé à Elisabeth Borne et Bruno Le Maire.

Le cap d'un million de contrats est visé pour 2022

En effet, la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel a permis déverrouiller totalement ce marché. Désormais, toute entreprise qui le demande touche une aide unique pour financer la formation d’un apprenti à partir des fonds gérés par France Compétences. Depuis deux ans, afin d’accompagner l’entrée des jeunes sur le marché du travail dans le contexte de la crise sanitaire, une aide exceptionnelle a été ajoutée. Pour chaque embauche d’un apprenti majeur, l’entreprise perçoit 8.000 euros et 5.000 euros pour un élève mineur.

Ces primes ont fait décoller la demande avec des contrats d’alternance en hausse de 42% en 2020 et 39% en 2021, selon la Cour des comptes. Cette année, le cap du million d’apprentis pourrait même être atteint car l’aide exceptionnelle aux entreprises a été prolongée jusqu’à décembre. Mais ce mécanisme, qui permet de faire travailler un jeune pour un coût quasiment nul, n’est pas financé. Les contributions obligatoires des entreprises étant insuffisantes, le déficit de France Compétences se creuse de façon abyssale. De 3 milliards d’euros l’an dernier, il devrait atteindre 5,9 milliards cette année.

Les étudiants qualifiés[...]

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