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Appels à la démission ou à la destitution: la présidence Trump vacille

·2 min de lecture

Deux jours après les violences qui ont endeuillé le Capitole, ébranlé l'Amérique et sidéré le monde, la présidence Trump était vendredi au bord de l'implosion.

Deux jours après les violences qui ont endeuillé le Capitole, ébranlé l'Amérique et sidéré le monde, la présidence Trump était vendredi au bord de l'implosion.

Reclus dans la Maison Blanche, lâché par nombre de ténors républicains, le président américain a annoncé, d'un tweet laconique, qu'il n'assisterait pas, contrairement à la tradition, à la cérémonie d'investiture de son successeur Joe Biden.

La cheffe des démocrates au Congrès américain Nancy Pelosi a déclaré s'être entretenue avec l'armée américaine pour s'assurer que Donald Trump, un "président déséquilibré", ne puisse pas utiliser les codes nucléaires.

Les drapeaux du Capitole ont été mis en berne après le décès d'un policier qui avait été blessé lors des affrontements avec des pro-Trump, portant le bilan total des violences de mercredi à cinq morts.

Appels à la démission, projets de procédure de destitution, feu de critiques contre un président accusé d'avoir sapé les institutions et jeté de l'huile sur le feu: à 12 jours de la fin de son mandat, Donald Trump a tenté de calmer le jeu.

Dans un message vidéo diffusé jeudi soir marquant une rupture après des semaines de rhétorique incendiaire, le tempétueux milliardaire a enfin reconnu sa défaite, même s'il n'a aucun moment cité - encore moins félicité - son successeur démocrate Joe Biden.

Il a également dénoncé "une attaque odieuse" sur le Capitole, sans jamais cependant évoquer sa responsabilité dans ce drame qui a durablement terni l'image de l'Amérique à travers le monde.

"Trop tard", ont réagi à l'unisson nombre de responsables démocrates et républicains excédés, alors que les démissions au sein de son équipe rapprochée et de son gouvernement se multiplient.

- "Partez à Mar-a-Lago" -

Certains de ses détracteurs estiment que le plus simple serait que le 45e président se taise et laisse de facto le vice-président Mike Pence aux commandes jusqu'au 20 janvier, date à laquelle Joe Biden prêtera serment.

Pour Jeh Johnson, ancien ministre de la Sécurité intérie[...]

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