La bourse ferme dans 1 h 2 min
  • CAC 40

    6 665,40
    -31,56 (-0,47 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    3 929,26
    -27,27 (-0,69 %)
     
  • Dow Jones

    33 802,84
    -144,26 (-0,42 %)
     
  • EUR/USD

    1,0493
    -0,0004 (-0,04 %)
     
  • Gold future

    1 784,90
    +3,60 (+0,20 %)
     
  • BTC-EUR

    16 207,82
    -187,27 (-1,14 %)
     
  • CMC Crypto 200

    400,89
    -0,92 (-0,23 %)
     
  • Pétrole WTI

    76,05
    -0,88 (-1,14 %)
     
  • DAX

    14 318,52
    -129,09 (-0,89 %)
     
  • FTSE 100

    7 543,38
    -24,16 (-0,32 %)
     
  • Nasdaq

    11 096,07
    -143,87 (-1,28 %)
     
  • S&P 500

    3 965,18
    -33,66 (-0,84 %)
     
  • Nikkei 225

    27 885,87
    +65,47 (+0,24 %)
     
  • HANG SENG

    19 441,18
    -77,11 (-0,40 %)
     
  • GBP/USD

    1,2168
    -0,0026 (-0,21 %)
     

Antoine de Saint-Affrique, patron plus chef scout que chef de guerre prêt à relever le défi Danone

PORTRAIT - Depuis un an à la tête de Danone, qui a annoncé une jeudi 27 octobre une hausse de 9,5% de son chiffre d'affaire au troisième trimestre, cet expert des biens de consommation plus chef scout que chef de guerre doit réenchanter l'une des entreprises préférées des Français. Mais aussi l'une des plus difficiles à manœuvrer.

La scène se déroule en avril dernier à l'aéroport de Boston: Antoine de Saint-Affrique, récemment nommé directeur général de Danone, tombe nez à nez avec Emmanuel Besnier. La rencontre fortuite du roi du yaourt avec l'empereur du camembert a de nombreux témoins. Une fois n'est pas coutume, le très secret président et actionnaire du géant laitier Lactalis est entouré de journalistes: en pleine opération de réhabilitation après l'affaire du lait contaminé à la salmonelle en 2018, il fait une tournée de ses usines nord-américaines sous le regard des médias. Les deux hommes se saluent et promettent de se revoir. Mais pour tous ceux qui se demandent alors quelle pourrait être la prochaine cible de l'audacieux Besnier, dont le groupe double de taille tous les dix ans, un scénario se dessine: pourquoi pas une OPA sur Danone, bien connu pour être une proie facile en raison de son capital éparpillé en Bourse?

Après deux décennies de croissance au pas de charge, Lactalis (21 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2021) aura en effet dépassé d'ici quelques mois le vénérable Danone (24 milliards), convalescent. L'entreprise qui produit Actimel, Activia, Danette, Evian et Blédina sort de la zone de turbulences et s'accroche à son nouveau patron. Souriant, à l'écoute, Antoine de Saint-Affrique cultive un style de chef scout plus que de chef de guerre. Il est vrai que Danone a vécu une crise de gouvernance inédite depuis deux ans et peine à convaincre sur sa capacité à développer à la même vitesse ses impératifs économiques et son ambition sociétale, le "double projet" dont on célèbre le 50e anniversaire. Alors, en ce printemps, la rencontre de Boston déclenche des rumeurs. Les banquiers d'affaires échafaudent des montages. Les gazettes publient les bans. Les investisseurs se frottent les mains. Beaucoup ricanent en expliquant que c'est trop gros pour le groupe de Laval (Mayenne) et qu'un tel mariage est impossible en raison des risques de monopoles dans le yaourt…

Lire aussiD[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi